J’ai pris cette photo l’an dernier, au dessus dans le Mercantour, Alpes maritimes, vers le col de la Cayolle. Il s’agirait de Vératre, d’Aconit et de renouée bistorte. Les deux premières sont toxiques et la dernière comestible d’après les dires de la personne qui m’accompagnait. La diversité et la proximité entre plante comestible et plantes toxiques m’a fortement surprise...
Bonjour Caroline, dommage qu'il n'a pas de photo dans ton message. En effet les plantes comestibles côtoient des plantes toxiques, voire mortelles. Ce qui est le cas pour l'aconit tue-loup par exemple.
D'où la nécessité de bien les distinguer, ce que cette semaine on est appelé à faire.
Bon Mooc à toi
Karel
Bonsoir Karel,
Je suis navrée de n’avoir pu joindre la photo. Le volume est trop important, du coup le fichier ne passait pas. Je ne suis pas très au point. Je vais demander de l’aide au niveau informatique pour remédier au manque de photo.
Il m’a bien semblé que c’etait l’Aconit tue-loup.
Bon MOOC à toi aussi.
Caroline
Bonjour Caroline, en effet on nous demande de rester sous le 1Mo de format de photos.
Pour changer le format de mes photos j'utilise un logiciel libre à télécharger et qui n'est pas trop difficile.
https://www.xnview.com/fr/xnviewmp/
Bien du plaisir
Karel
Merci Karel,
Je ne suis vraiment pas douée ... Et depuis la tablette, je n’y arrive pas. Je vais demander de l’aide afin de pouvoir poster des fichiers ! Un grand merci pour avoir tenté de m’aider.
Bon MOOC et bon week-end !
Caroline
Ça y est, j’y suis arrivée ! Enfin !
Bravo Caroline, c'est une belle photo en plus. La fleur rose en épis me semble être la renouée bistorte, non?
Karel
Oui ! Et c’est ce qui m’a fascinée, parce qu’elle pousse entrelacée de plantes toxiques. Je me suis demandée si les anciens consommaient tout de même ses feuilles lorsqu’elle était mal entourée ainsi. J’ai lu que les feuilles de la renouée bistorte étaient comestibles...Personnellement, je ne m’y risquerais pas !
Bon MOOC et bonne soirée.
Caroline
Bonjour Caroline, en effet c'est fascinant de voir cette cohabitation entre plantes comestibles et plantes toxiques voire très toxiques. En revanche je ne pense pas qu'il y aie danger à consommer une plante comestible qui a poussé à côté d'une plante toxique. Il n'y pas contamination de l'une par l'autre. Par ailleurs la toxicité d'une plante est souvent cantonnée dans certaines organes (pensons à la pomme de terre) ou se manifeste à partir d'un certain stade de développement. Souvent aussi une préparation spéciale est nécessaire pour rendre la plante comestible. D'où l’intérêt de bien connaitre les plantes sauvages (les toxiques aussi et surtout) avant de se lancer dans la consommation. Il y a des faux frères partout. Bonne continuation, Karel
Merci Karel !
C’est pour cela que le MOOC m’intéresse particulièrement ! Je constate (en lisant ici et là des infos sur les anciennes coutumes alimentaires et médicinales locales) à quel point nos anciens connaissaient ces choses de la nature qui nous paraissent aujourd’hui à nous bien compliquées. Nous passons tellement moins de temps dans la nature. J’aimerais transmettre à mes petits enfants un minimum de connaissances sur les dangers et les bienfaits des plantes rencontrées en balade. Et leur raconter des histoires de plantes ! Ça me semble tellement essentiel...
Bonne continuation à toi aussi !
Caroline
Oui Caroline, tes préoccupations sont en effet essentielles. On peut parler de dénaturation ou de connaissance perdue, donc intransmissible. Pierre Lieutaghi, ethnobotaniste et fin connaisseur des usages historiques des plantes en Europe occidentale dit ceci, je cite:
"Fleurs dans les confidences du temps, dans le secret des cycles et des passages. Maintenant que notre savoir précède, et de loin, celui des herbes et des arbres, nul ne peut imaginer ce que fut l'attention première aux pétales et aux nervures, aux écorces et aux sucs. La mémoire des apprentissages qui avaient lieu sous l'égide de l'aulne et du frêne, ce qu'on retenait peu à peu de la leçon patiente des printemps, c'est enfoui plus profond que l'enfance, c'est étranger."
Constat assez juste mais à mon avis cette connaissance n'est pas si perdue que ça et qu'il y a, même aujourd'hui, toujours beaucoup de belles histoires de plantes à raconter, aux enfants comme aux adultes. Nous en avons vraiment besoin.
Avec plaisir, Karel
Merci pour ta réponse intéressante qui me confirme que le travail des ethnobonatistes a été un travail de transmission des savoirs essentiel au XXème siècle et l’est encore. J’ai été très surprise de découvrir ce travail fait sur la vie des anciens dans le Mercantour, il m’a donné envie d’en savoir plus sur le sujet : https://www.google.fr/search?q=des+plantes+et+des+hommes+dans+le+mercantour&client=safari&hl=fr-fr&prmd=inv&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjW1IaF0LvaAhWGSBQKHSteDeIQ_AUIESgB&biw=1024&bih=698#imgrc=lrRQGWl8GGm2uM:
