Salix Alba

Salix Alba

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3309 Salix alba L.
- Arbre de 6-25 mètres, à rameaux dressés, flexibles, pubescents ainsi que les feuilles dans leur jeunesse 
- feuilles adultes courtement pétiolées, lancéolées, acuminées, denticulées, à pointe droite ou peu déjetée, soyeuses-blanchâtres sur les deux faces ou au moins en dessous 
- chatons contemporains, cylindriques, pédoncules et feuilles, les mâles grêles, étalés-arqués, les femelles assez denses 
- écailles ciliées, jaunâtres, caduques 
- 2 étamines libres, à anthères jaunes
- style court 
- capsule glabre, subsessile, à pédicelle égalant à peine la glande. Varie à rameaux d'un jaune vif (S. vitellina L. Osier jaune).
Écologie Lieux humides, dans toute la France et en Corse.
partition Europe ; Asie tempérée ; Afrique septentrionale ; introduit en Amérique.
Floraison Avril-mai.

SALIX ALBA : propriétés médicinales

Le saule blanc est un arbre, dont l’écorce lui vaut depuis des siècles d’être réputé comme antalgique, anti-inflammatoire et fébrifuge. Il possède des propriétés identiques à l’aspirine sans en avoir les effets indésirables.

L'écorce de saule est utilisée en médecine traditionnelle depuis plus de 2500 ans. En Chine son utilisation remonte au V° siècle avant notre ère, en tant qu'analgésique et antipyrétique.

Les médecins grecs prescrivaient eux-aussi le saule pour réduire la douleur et faire tomber la fièvre. Dioscoride, médecin botaniste du 1er siècle de notre ère, recommandait déjà la consommation de feuilles de saule blanc écrasées avec un peu de poivre et trempées dans du vin, pour apaiser les douleurs lombaires.

Les Amérindiens faisaient une grande utilisation du saule blanc en tant qu'antidouleur et fébrifuge. Tandis qu’au Moyen-âge, son usage était très développé en Europe pour réduire les vomissements et traiter les verrues.

Les premières recherches sérieuses remontent à 1828 en France. A cette date, le pharmacien français Leroux réussit à isoler la principale substance active du saule : la salicine. En 1838, Piria démontre que celle-ci est ensuite transformée par le corps en acide salicylique. Jusqu'à la fin du XIX° siècle, on utilisait encore l'écorce de saule. Mais avec la synthèse par les laboratoires Bayer de l'acide acétylsalicylique à partir d’une plante, la spirée (autre nom donné à la Reine des prés), le saule blanc est rapidement tombé en désuétude.

Source : http://www.guide-phytosante.org/anti-inflam-antalgiques/saule-blanc/