Coucou, c'est encore moi, le pissenlit.
Vous l'aurez sans doute remarqué, Christine fait une fixation sur mon intéressante personne...
Petite graine parachutiste accrochée à un élégant faisceau de plumes légères, j'ai atterri sur son trottoir, portée par le hasard du caprice du vent.
Depuis ce glorieux exploit de planeur miniaturisé, j'essaie de m'accommoder au mieux du faible espace qui m'est dévolu, entre deux carrelages et donc, je fais régime...
Au lieu de pousser en hauteur et en largeur, comme tous mes semblables, je me contente de feuilles réduites, de capitules discrets portés par des tiges tellement courtes, qu'ils semblent posés à même le sol!
Vous, qui passez sans me voir et m'écrasez sans vergogne, malgré ma petite taille, où est votre âme d'enfant soufflant sur mes aigrettes?