Découverte au détour d'un sentier du bois de Boulogne à Lille. Je ne savais pas ce que c'était avant de découvrir la réponse sur le site de Gerbeaud.
La face supérieure des feuilles est criblée de petites protubérances longues de 1 à 1,5 cm, souvent regroupées. Ces galles (aussi appelées cécidies) sont le plus souvent fusiformes, de couleur verte juste après leur apparition puis rouge vif par la suite : dans ce cas on a affaire à la galle cornue du tilleul.
La galle n'est pas une maladie : cette "tumeur" du végétal est une déformation ou une excroissance formée en réaction à l'attaque d'un parasite. Chaque type de galle est causé par un parasite spécifique. Dans le cas de la galle cornue, ce sont des acariens microscopiques, qui sont responsables : les femelles piquent les feuilles de l'arbre et y pondent leurs oeufs, les larves se développent ensuite à l'intérieur de l'excroissance.
A l'automne, les acariens devenus adultes quittent les feuilles avant qu'elles tombent et se mettent en quête d'un abri où passer l'hiver. Souvent, ils s'installent sur les rameaux, ou sous l'écorce des branches, en encore à la base des bourgeons, et le cycle recommence au printemps suivant.
Les dommages causés sont purement esthétiques, car l'arbre ne souffre guère de ces protubérances disgracieuses.
Source : gerbeaud.com
