L'ortie (urtica dioica)
Dessin trouvé sur internet, comme il pleuvait....
Cette plante surprenante, à priori rebutante, est utile de bien des façons pour l'homme.
- Comme nourriture: une bonne soupe à l'ortie, c'est délicieux.
- Comme remède: contre les rhumatismes.
- Comme engrais: au jardin.
- Pour booster le compostage: au jardin.
- Comme insecticide: le purin d'ortie est utile au jardin.
Mais l'ortie, grâce à ses tiges fibreuses a servi autrefois, durant le néolithique entre autre et, d'après ces 2 articles, l'un du Cercle de Fermières de Montréal-Nord et l'autre de M. Pierre Schmitt, est utilisée aujourd'hui pour faire des vêtements.
Premier article
<< On a retrouvé des tissus datant de l'âge du bronze (2000 ans avant J-C).
L’ortie est utilisée pour ses propriétés textiles depuis le Moyen-âge. Elle était utilisée pour fabriquer des cordages et filets de pêche solide. Filer et tisser finement, la fibre donnait un tissu presque aussi souple que la soie, on en faisait alors des vêtements. Avant l'arrivée du coton et du lin, l'ortie était une fibre de premier choix à côté de son cousin le chanvre. Ils sont tous deux de la famille des urticacées. |
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Son usage continua jusqu’à la première Guerre Mondiale. Les vêtements, les sacs et les tentes des soldats allemands étaient en fibres d’ortie apportant une couleur verte naturelle. Puis elle fut délaissée au fil des décennies au profit de fibres plus rentables comme le coton ou le lin.
Préparation de la fibre d'ortie (suite du premier article)
Pour extraire la fibre d'ortie il faut tout d'abord la cueillir lorsqu'elle a atteint maturité. Puis on sépare la fibre (la tige), des feuilles. Il est bon de savoir que l'ortie perd son pouvoir urticant quelques heures après sa coupe. Ensuite, il y a l'étape du battage des tiges, c'est une action mécanique qui permet de casser le bois des tiges et commencer à séparer les tiges. Puis on fait agir des enzymes entre 50°C et 60°C, c'est le rouissage. c'est une étape qui chez l'ortie est très odorante. Cela permet séparer les fibres, des déchets de bois qui sont difficiles à séparer. S'en suit l'étape du teillage et enfin du peignage.
La fibre d'ortie est ensuite filée, de manière à obtenir un fil solide et de grande taille. Qui pourra ensuite être tissé pour former des tissus.

La
fibre d'ortie est reconnu pour sa capacité à offrir une très bonne
isolation thermique. La fibre étant creuse cela permet d'emprisonner
l'air. L'été la fraicheur s'installe au centre de la fibre tandis que
l'hiver l'air chaud est emprisonné. Cette fibre a aussi la
particularité d'être très solide, plus forte que la fibre de verre. Un
fil de couture ordinaire ne se casse pas à la main. >>
Et voici l'autre article trouvé sur internet :
ET SI ON S'HABILLAIT AVEC DES ORTIES !
<< Avant l'arrivée du coton, qui a tout cannibalisé, l'ortie faisait partie, avec le chanvre et le lin, des plantes utilisées couramment pour faire du tissu (des traces de fibres d'ortie ont été retrouvées dans les bandelettes de momies en Egypte). Pierre Schmitt veut donc remettre à la mode ce tissu selon lui bien plus écologique que le coton : "Aujourd'hui pour faire un jean en coton, il faut entre 5 000 et 10 000 litres d'eau. Je pense que la plupart des gens ne s'en rendent pas compte." Il ajoute : "Selon les spécialistes, entre 30 et 50% des pesticides sur la planète sont utilisés pour la culture du coton".
Le tissu ne pique pas puisque ce sont les branches qui sont utilisées et non les feuilles. Mais avant de pouvoir passer à une production de masse, Pierre Schmitt doit remettre la filière en route : trouver des producteurs d'ortie mais surtout recréer les métiers de transformations de la plante en tissu. Ses premiers vêtements en ortie devraient être commercialisés dans le courant de l'année prochaine. >>
Pierre Schmitt précise aussi que contrairement au coton,
EN PLUS, L'ORTIE N'A NI BESOIN D'EAU, NI BESOIN DE PESTICIDES POUR CROÎTRE...
