le LIN

le LIN

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Historiquement, le lin fut l’une des fibres textiles les plus populaires jusqu’à la fin du XVIIe siècle. L’arrivée du coton a remplacé celle-ci progressivement par la suite. Le lin ne représente aujourd’hui que 0,3 % des fibres textiles produites dans le monde, mais sa valeur écologique et son caractère noble et naturel en font une fibre recherchée.
Si vous possédez des vêtements en lin, il y a de bonnes chances que celui-ci ait été cultivé en France.

La plante de lin se présente sous l’aspect d’une tige unique pouvant atteindre une hauteur de 1 mètre.

Sur cette tige se répartissent 80 à 100 feuilles simples.

Elle porte de nombreuses fleurs dont la couleur varie d’un bleu pur jusqu’à un blanc plus ou moins rosé. Chaque fleur donne un fruit : une capsule à cinq loges contenant chacune deux graines et séparées par une fausse cloison plus ou moins ciliée. 
Les graines sont lisses, plates, oblongues, petites et légères (entre 4 et 7 grammes les mille grains) et de couleur brune à maturité. Elles se terminent par un bec légèrement recourbé.
La distinction variétale se fait essentiellement par les caractères des fleurs et des capsules (couleur des pétales, des étamines et des styles, moucheture des sépales, ciliation des cloisons des capsules, etc.).

lin

Contrairement à la fibre de bambou et d’eucalyptus, la transformation de la fibre de lin est une extraction mécanique. Ce qui veut dire que la fibre est là. Il faut seulement briser la tige pour extraire celle-ci. Cette opération est appelée : teillage 
Lors du teillage, les graines de lin sont récupérées, puis la tige est battue pour enlever le bois. Les morceaux de bois récupérés sont appelés les « anas ». Les fibres ainsi récupérées sont séparées en fibres longues et en fibres courtes (les « étoupes »).
Les fibres extraites sont dites « longues » ; elles constituent le lin teillé et correspondent au produit noble extrait des pailles, celui dont l’agriculteur attend le meilleur rendement, les meilleures qualités et la meilleure valorisation.
Les étoupes, les anas, les graines et les poussières représentant des sous-produits. Leurs valorisations respectives complètent avantageusement celle des fibres longues.
Le lin teillé est conditionné en balles rondes d’environ 100 kg. Ces fibres longues représentent 20 à 25 % de la masse des pailles. Un hectare de lin produit en moyenne entre 1 200 et 1 700 kg de lin teillé.
 Pour des usages textiles, les fibres de lin issues du teillage doivent être converties en fil. Cette étape correspond à la filature. Première des opérations de filature, le peignage consiste à paralléliser les fibres et à les présenter sous forme de rubans doux et lustrés prêts à être filés.

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