La toile à genêt :
La toile à genêt fut fabriquée artisanalement
pendant longtemps à partir de fibres de genêt d'Espagne (spartium).
Les romains utilisaient déjà ces fibres pour la confection des voiles de bateaux.
A l'issue de la seconde guerre mondiale les services de sécurité des mines utilisaient cette toile pour fabriquer des tapis transporteur de charbon. (propriétés antistatiques).
La toile à genêt servait également à la fabrication de draps et de vêtements de travail (le grisaoudo des bergers des Cévennes), de sacs pour les céréales ou les pommes de terre...
La récolte « sauvage » a été supplantée par la création de « ginestières » sur les terres les plus arides et infertiles.
Les jeunes tiges sont coupées à la main au mois d'août, entre moisson et vendanges, liées en bottes de même longueur et séchées au soleil.
Ensuite les tiges sont battues avec un battoir en bois afin de favoriser la pénétration de l'eau de rouissage.
Les tiges étaient disposées en couche épaisses en alternance avec des nappes de feuilles de fougères. On arrosait quotidiennement pour favoriser les fermentations. Quand les tiges commençaient à se désagréger le rouissage étaient terminé.
L'opération suivante, le peignage, consistait à passer les tiges sur des planches garnies de clous, pour obtenir une filasse apte à être filée au rouet comme de la laine.