Bonjour,
J'ai choisi d'étudier une adventice de mon jardin que je trouve assez petite sur les endroits arides, exubérante par contre au milieu des plates-bandes humides. Son inconvénient est d'avoir une fleur très petite, et pour une débutante, ce n'est pas vraiment le bon choix. J'ai beaucoup erré dans la Flore complète portative de la France de la Suisse et de la Belgique de G. BONNIER & G. de LAYENS.- Paris : Belin, 1986.- J'ai fini par tomber sur les renonculacées, et à partir de là c'était nettement plus facile. J'ai donc trouvé la renoncule à petites fleurs : Ranunculus parviflorus. J'ai eu la curiosité de remonter dans la Flore afin de comprendre pourquoi je n'avais pas identifié cette famille dès le début.
J'aurais du choisir dans le tableau général : Fleur ayant plus de 12 étamines pour arriver au 1er groupe.
et je ne voyais rien d'aussi précis.
Voici la plante entière

Le fruit particulièrement caractéristique pour l'identification avec ses petits crochets qui ont donné le nom vernaculaire : Picot comme le précise BONNIER dans la Grande Flore en couleur .- Paris ; Belin, 1990.- T.3 p.15

Voici la photo des jeunes pousses qui confirme la description de BONNIER dans cette Flore :

"C'est une plante de 10 à 40cm couverte de longs poils mous et jaunâtres et dont les fleurs jaunes sont très petites (6 à 8 mm de largeur en général). Elle fleurit dès le mois de mars et , jusqu'au mois de juillet dans les endroits humides, ombragés ou frais, près des mares, sur le bord des chemins, au pied des murs. On la reconnait encore à ses feuilles inférieures qui sont un peu en cœur à la base du limbe. à ses sépales renversés quand la fleur est épanouie, à ses pédoncules grêles sans sillons longitudinaux, à ses carpelles qui sont couverts de tubercules terminés chacun par une petite pointe en crochet. C'est une plante annuelle ou bisannuelle, portant des racines adventives à la base de la tige fleurie. Vénéneuse."
Cette détermination a été confirmée sur Tela Botanica. Sur IdentiPLante elle est marquée comme étant synonyme de Ranunculus muricatus à laquelle elle ressemble beaucoup. Néanmoins, selon Gaston Bonnier cette dernière se différencie par un port étalé, et surtout par le fait que ses sépales ne sont pas renversés. (ibidem p.16)