Dans la forêt proche de chez moi, il y a de nombreux chaos de rochers de grès et certains sont couronnés de plantes. Le sol est constitué de sable recouvert d'un mince couche d'humus, la couche d'humus sur les rochers est très mince.Parfois il s'agit simplement d'un petit pin accroché à une anfractuosité, parfois des espèces diverses sur tout le sommet. On peut y trouver, par exemple (par rocher) : des ronces et deux sortes de fougères ; des pousses de pins sylvestres, de hêtres(Fagus sylvatica), de chênes (Quercus robur)et deux ou trois sortes différentes de mousses; 4 petits hêtres, un jeune pin, 3 sortes de mousses ; des ronces Rubus fructicosus), 3 ou 4 espèces de mousses, 4 jeunes pins, des fougères (Polypodium vulgare ,pteridium aquilinum ), un jeune châtaigner (Castanea sativa); un jeune houx (Ilex aquifolium), deux sortes de fougères, 3 sortes de mousses, des ronces(Rubus fructicosus,) un jeune châtaigner...tout cela dans un périmètre réduit, relativement abrité du vent. Les pousses d'arbres sont de tailles variables , certaines supérieures à 1m voire 1,50. Je remarque que plus les arbres sont hauts et matures, mois d'autres espèces cohabitent avec eux sur le m^me rocher - à part les mousses omniprésentes.Tous les rochers, couronnés ou non, sont couverts de sortes différentes de lichens. Les rochers couronnés ont un sommet plutôt plat et sont relativement difficiles à escalader ce qui les protège probablement des tentatives d'escalade des enfants bien qu'ils se trouvent dans une zone fréquentée par les promeneurs aux alentours du sentier Denecourt 6 et du rocher de l'Eléphant.
Le sous-bois alentour est composé essentiellement (par ordre de fréquence) de pins sylvestres, de hêtres, de chênes, de châtaigniers. Le sol est peuplé essentiellement de fougères qui en cette saison ne sont pas encore entièrement poussées, parfois de touffes isolées de callune.
Mon hypothèse : les ressources du sol de chaque rocher étant limitées, il y a compétition entre les différentes espèces de plantes, compétition qui augmente avec le temps; en effet, je constate une disparition progressive des autres espèces sauf les mousses) au fur et à mesure que les arbres tendent vers la maturité.