La colline a été tranchée par l'exploitation d'une carrière maintenant abandonnée.Perchés sur ce qui en reste, les chênes prospèrent, tandis que des dizaines de mètres plus bas poussent des robiniers qui avec leur système drageonnant (plus le terrain est mauvais, plus ils drageonnent) ont occupé le terrain.
Ils partent à l'assaut des chênes et forment de longs troncs élancés. Ils sont eux-mêmes colonisés par toutes sortes de plantes grimpantes : Clematis virginiana, Hedera helix, Humulus lupus, Rubus fructicosus ...
Compétition entre les robiniers (et entre les robiniers et les chênes?)
Parasitisme léger dans le cas de ce lierre qui parvient à la cime du robinier et entre en compétition avec lui pour la lumière
Commensalisme entre le houblon (qui ne peut pousser en terrain sec et a besoin d'un support pour aller vers plus de lumière) et les robiniers, ainsi que pour la clématite de Virginie qui profite de l'ombre des arbres et de leur support

Quelques sureaux noirs (Sambucus nigra) se sont implantés sous les robiniers et à leurs pieds, des ronces formant des massifs de 150 cm de hauteur.
Seuls 2 ou 3 genêts tentent de monter à l'assaut de la roche.
Tous veulent grimper toujours plus haut. Est ce que la lumière et l'air sur la colline sont meilleurs que les leurs ?
Je me pose la question, y-a-t-il une réponse ?