Forêt spontanée

Forêt spontanée

par Utilisateur supprimé,
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Ce n’est pas la forêt tropicale, mais un terrain, près de Toulouse,  livré à lui-même depuis une quarantaine d’année.

De l’extérieur, nous voyons de grands arbres, chênes, et acacias, des arbres aux branches dénudées (acacias morts ?).


En bordure, un fouillis d’arbustes dont beaucoup de prunelliers, des aubépines, des sureaux aussi.

Quand nous parvenons à le pénétrer tous les strates s’enchevêtrent. Il y a comme quelques sentiers tracés mais très bas sous les branches, (sangliers ?), les arceaux de ronces et les arbres écroulés. Un fossé inondé.

Un épais tapis de feuilles, parfois des creux soudain envahis de mousse.

Arum, lierre, gaillet aparine, jeunes chênes, ronces : lesquels arriveront à trouver suffisamment de ressources pour devenir adulte ?

Les rares fleurs : Géranium Robert, compagnons blancs et stellaires sont dans un espace de clairière. 

A l'ombre, une aubépine impressionnante de plus de cinq mètres. Du lierre s’est accroché au chêne. Chacun cherche sa voie vers la lumière.


Les lichens et les mousses occupent les branches mortes.


Je pense que cet endroit est un rêve de naturaliste pour étudier l’évolution spontanée locale récente d’un terrain agricole dans la campagne toulousaine. Il pourrait étudier plus en détail les relations entre les plantes qui ne se bornent pas, je pense, aux commensalisme et compétition pour la lumière et à l'exploitation des cadavres des autres plantes. A entendre les nombreux oiseaux, à voir des  empreintes, je pense qu'il aimerait aussi à étudier le refuge que représente cet endroit pour la biodiversité animale.