Dans le bocage avesnois (département du Nord, France), des nombreux arbres qui composent les haies sont taillés "en têtard" pour fournir du bois de chauffe. Cette taille particulière forme un plateau au sommet du tronc, sur lequel s'amoncelle des feuilles en décomposition et l'humus ainsi formé permet à des plantes de s'enraciner et de profiter le la lumière sans être gênées par d'autres.
Ici j'ai 2 saules blancs (Salix alba) dont un creux qui hébergent des plantes: sur la première photo c'est une plante que je n'ai pas su déterminer et PlantNet ne l'a pas trouvée non plus, si vous la connaissez, je suis preneuse ! Sur la seconde photo à gauche il s'agit d'un groseillier (Ribes rubrum) et à droite un chêne (Quercus robur), probablement issu d'un gland oublié par un geai car il n'y a pas de chêne à 500m à la ronde. C'est une relation de commensalisme, positive pour la plante à fleurs jaunes, le groseillier et neutre pour les saule. Pour le moment la présence du chêne n'est pas gênante mais dans quelques années, soit il manquera de substrat pour se nourrir soit son poids sera trop important pour le saule.