interaction de type mutualiste (les deux acteurs profitent).
Les alliés sur lesquels nous pouvons compter sont divisés en quatre groupes:
- Les bourdons. Ces insectes sont de très bons pollinisateurs du bleuet. De plus, leur méthode de travail fait qu'ils ne butinent que quelques fleurs avant de se déplacer d'un clone à l'autre. Malheu-reusement, leur nombre est bas et le coût relié à l'achat de ruches est trop élevé.
- Les abeilles solitaires. Ce groupe représente une grande variété d'abeilles qui sont présentes dans tous les champs. Leur nombre varie grandement d'une année à l'autre. On soupçonne qu'elles sont présentes en plus grand nombre dans les petits champs. Ceci serait dû au fait que l'environnement de ces champs favorise leur survie. Il y a au-delà de 50 espèces d'abeilles solitaires la plupart étant des Andrenidae et des Halictidae. Jusqu'à présent, les recherches n'ont pas démontré précisément l'apport de ces insectes à la pollinisation du bleuet.
- Les abeilles domestiques. Les abeilles domestiques sont de bonnes pollinisatrices des bleuets. Une recherche récente (D. de Oliveira 1994) a démontré que dans une grande bleuetière, une variation de la concentration d'abeilles par unité de surface engendre une variation proportionnelle des rendements. Ainsi, plus le nombre d'abeilles est élevé, plus le rendement le sera aussi. Si le nombre diminue, le rendement fera de même. Étant donné que la fleur de bleuet n'est pas une bonne source de nectar, ces abeilles performent mieux dans des conditions où il n'y a pas ou très peu de sources alternatives de nourriture. Pour obtenir de bons résultats, il faut que les ruches soient très fortes. Il a été démontré qu'une ruche forte équivaut à au moins quatre ruches faibles (D. de Oliveira 1994). La création de micro-climat par la mise en place de brise-vent augmente leur efficacité. Une moyenne de 2.5 ruches/ha est à conseiller. Une bonne gestion des ruches est essentielle. Pour plus d'informations, veuillez consulter le feuillet B.3.0.
- Les mégachiles. Aussi appelées les découpeuses de feuilles de luzerne. L'utilisation de cet insecte est très récente. Des recherches entreprises au début des années 1990 a permis de déterminer leur efficacité. Avec un nombre suffisant, on obtient des taux de pollinisation intéressants. De par sa nature, cet insecte ne recherche principalement que du pollen. La faible production de nectar des plants de bleuet ne les affecte pas. Faisant partie de la classe des insectes solitaires, leur aire d'action est limité à environ 100 mètres des ruches. Une fois dans les bleuetières, elles ne recherchent pas d'autres sources de pollen.