Cyrano de Bergerac, version Edmond Rostand médit de lui

Cyrano de Bergerac, version Edmond Rostand médit de lui

par Jean-François DUMAS,
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Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc

Et s’en fait un tuteur en lui léchant l’écorce,

Grimper par ruse au lieu de s’élever par force ?

Non, merci. (...)

Ne pas être obligé d’en rien rendre à César,

Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,

Bref, dédaignant d’être le lierre parasite,

Lors même qu’on n’est pas le chêne ou le tilleul,

Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !

Eh, non ! Mon cher Cyrano, le lierre n'est pas un parasite ! Comme vous le dites si bien en début de votre tirade, il ne fait que "lécher l'écorce" s'y agripper mais ne la perfore pas. Il est autonome pour sa croissance, sa nourriture et sa reproduction. Tout au plus peut on parler de commensalisme. Et ce n'est même pas sûr puisque il se peut que l'arbre bénéficie en retour d'une protection contre les aléa climatiques et les agressions mécaniques. Au quel cas, il y aurait mutualisme. Aujourd'hui on déconseille de détruire le lierre sur les troncs d'arbres. Il ménage son hôte : pas de compétition pour la lumière !

Le lierre sait choisir avec discernement son partenaire : il choisit des arbres en santé.

Photos montrant les crampons du lierre  et un vieux tronc de lierre entrelacé avec le tronc d'un chêne montrant que le lierre ne fait qu'utiliser l'arbre comme support sans le parasiter.

https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-30892-synthese

Annexe 2019-05-28 16.58.27 Crampons de Lierre comp.jpg
Annexe 2020-02-22 16.09.17 Chêne et lierre. Vieille fôret Puy Marcoin Malauzat Comp..jpg