Les fourmis participent à la dissémination des graines. Un certain nombre de celles-ci seront égarées lors du transport vers la colonie, permettant aux plantes de conquérir de nouveaux territoires. Un exemple est la violette odorante qui attire spécifiquement les fourmis en équipant ses graines d’appâts nutritifs, les élaïosomes.
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Mutualismes symbiotiques entre plantes et fourmis
Les fourmis sont bien connues pour former de nombreux mutualismes, notamment avec les plantes, tels que les mutualismes de défense impliquant des nectaires extrafloraux (petites glandes produisant du nectar sur les feuilles de plus de 3 000 espèces de plantes vasculaires. Ceux-ci offrent une récompense sucrée aux fourmis qui sont attirées sur la plante en question et s’attaquent aux herbivores. Autre type de relation entre ces partenaires : la myrmécochorie, c’est-à-dire la dispersion de graines par des fourmis, qui en retour se nourrissent d’une expansion de la graine riche en lipides et protéines : l’élaïosome. Plusieurs milliers d’espèces de plantes possèdent des graines à élaïosomes qui sont ainsi dispersées par les fourmis. Il existe aussi des symbioses entre plantes et fourmis – exclusivement tropicales – où la plante offre aux fourmis une maison, appelée domatie (structure végétale modifiée permettant aux fourmis de nicher). En retour, les fourmis défendent leur hôte contre les herbivores. La spécialisation de ces symbioses est difficile à cause d’un conflit inhérent : ces symbioses sont dites à transmission horizontale (par opposition à verticale), ce qui signifie qu’elles doivent se réassembler de novo à chaque génération. Ces symbioses commencent donc par un stade très critique où les partenaires (plantes et fourmis) ne sont pas encore associés, et où l’investissement dans la reproduction des partenaires se fait aux dépens de la symbiose.