Glebionis segetum

Glebionis segetum

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Ou Chrysanthemum segetum. Voir fiche https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-30246-synthese

Appelée en fonction des pays: marguerite dorée, amarilleja en Espagne, en raison de la couleur jaune très voyante de ses fleurs.

Ici, en Andalousie, elle commence à fleurir fin mars, avec les pluies de printemps et atteint son apogée en avril et mai, pour sècher et disparaître dès le mois de juin. C'est une annuelle.

Ses fleurs sont remarquables, en capitules grands et solitaires, se renouvelant pendant 2 à 3 mois sur la même plante. La taille de la plante est très variable en fonction du lieu de colonisation : imposante (50 à 80 cm de hauteur et largeur) avec de gros capitules sur sol meuble et riche, quelques centimètres avec des petits capitules sur sols secs et pauvres. 

J'ai noté deux intéractions entre cette plantes et des organismes vivants  :

- La pollinisation des fleurs par divers insectes ( abeilles, petits bourdons, papillons). En dehors de la couleur attractive de la fleur pour les insectes, je n'ai pas observé s'il y avait du nectar et si le pollen était également consommé par le pollinisateur. En tout cas, les insectes doivent contribuer à transporter le pollen de chaque fleur visitée sur une autre.

Enfin, le capitule constitue une véritable piste d'atterrisage pour les insectes : comme une marguerite, l'ensembles des fleurs regroupées en cercle sont entourées de ligules et cela forme une surface plate tournée vers le ciel.

Il s'agirait donc de mutualisme

- le parasitisme s'observe plutôt en fin de croissance, lorsque les tiges, pétioles et pédoncules sont envahis par des petits insectes noirs comme les pucerons. J'ai constaté un affaiblissement de la plante, avec une déformation des bourgeons, avant sa mort par dessication.

Je suis certain qu'il existe d'autres intéractions entre cette petite annuelle à la vie si courte et son environnement :

par exemple, j'apprécie qu'elle attire les pucerons afin de protéger mes plans de fèves, par exemple. Si elle n'existait pas, peut-être que tous les pucerons se rassembleraient sur les fèves et les feraient mourir ? 

Enfin, qu'elle est cette subtile relation que cette plante entretient avec le sol du jardin et les micro-organismes qui l'habitent ? Ainsi qu'avec les autres espèces végétales annuelles du lieu ? Il reste beaucoup d'inconnues.