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Mutualisme : Dans nos régions, un arbre comme le(s) tilleul(s) recrute des acariens, visibles à l'œil nu pour peu qu’on y regarde de près, sur la face inférieure des feuilles. Si on regarde de très près à l’aisselle des nervures, avec une loupe par exemple, on voit des touffes de poils qui attirent ces acariens parce qu'ils peuvent s’y abriter et même y pondre [C'est donc un avantage pour eux] ! Ces acariens sont soit des prédateurs d’autres acariens, phytophages (= qui broutent les feuilles), soit d'acariens mycophages (= qui mangent des champignons). En sortant de ces petits refuges (domaties ou domacies) pour se nourrir [ils bénéficient donc ainsi du "couvert" en plus du gîte !], ils vont protéger la plante de petits agresseurs qui pourraient s’attaquer aux feuilles [C'est donc un avantage pour la plante, pour le tilleul, cette fois]. On a donc bien affaire à une interaction à bénéfice réciproque.
Symbiose : la symbiose étant définie comme une association biologique, durable et réciproquement profitable, entre deux organismes vivants, nous avons ici la relation étroite, sinon intime, d'un hôte, le tilleul avec un arthropode, l'acarien qu'il convient de définir par son nom pour ne pas le confondre avec les autres, nuisibles.