La ronce est une plante fabuleuse, qui développe des sortes de"rosettes" de racines au bout des longues tiges qui se courbent avec leur poids, avant même de toucher le sol où elles vont se réimplanter en multiples marcottes. Difficile de s'en défaire quand elles colonisent un coin de terrain ! J'ai choisi celle-là dans eFlore, sans être sûre que c'est celle que je rencontre le plus ici, dans mon petit coin de Sud Charente. J'en connais d'autres, pas loin, très rampantes sur terrain rocailleux, je suppose qu'elles ont des caractéristiques proches, en tout cas leurs genres de stolons sont experts en "croche-pattes". Je m'en méfie, étant déjà tombée à cause d'eux, mais je ne sais si on peut appeler cela un système de défense.
Les ronces à mûres se défendent des herbivores par les épines de leurs tiges (et du dessous des feuilles) mais il arrive que les chèvres ne les dédaignent pas...
Leurs petites fleurs blanches en grappes lâches attirent les insectes qui vont prendre et/ou distribuer des pollens. Cela permettra la fécondation des ovules et l'apparition des fruits, les mûres, bien sucrées, que les animaux seront ravis de becqueter (oiseaux) ou de déguster (humains, renards et autres...) avant de les disséminer par leurs excréments.
On peut dire que leurs interactions sont au bénéfice des deux partenaires, pour la fécondation et la dissémination, il y a donc mutualisme. On peut voir aussi du parasitisme (renflement sur certaines tiges, avec larve d'insecte mangeant la moelle, et galles parfois, très jolies sur les églantiers, boules vertes à poils vert tendre puis marrons avec l'âge).