De la famille des Papaveraceae (pavots), le coquelicot a depuis très longtemps été un élément de la médecine populaire : rhumatismes, toux, bronchites, angines, coqueluches… On l'utilise surtout pour ses propriétés adoucissantes, antitussives et antispasmodiques, mais aussi sédatives. Facilement repérable et omniprésent, notamment sur les terrains fraichement aérés, il accompagne l'histoire de la paysannerie et de l'agriculture (plantes messicoles). On l'appelle aussi "pavot des champs" et son nom vient d'ailleurs de coquerico, coq en vieux français, pour l'analogie avec la crête rouge vif.
Le coquelicot est inscrit à la pharmacopée française. Comme les autres pavots, le coquelicot contient des alcaloïdes. En phytothérapie, les parties intéressantes seront principalement les inflorescences. Crues et fraîches, les pétales peuvent accompagner des salades vertes. Conservées dans du vinaigre, les boutons floraux peuvent être consommés en pickles à la manière des câpres et des cornichons). Après séchage, on prendra les pétales en infusion. Pour la boisson, on s'en servira sous forme d'un sirop sucré. Ou en pastilles pour la gorge. On pourra enfin agrémenter des pains et des gâteaux avec ses graines séchées, voire même en faire de l'huile car elles sont très oléagineuses.
Fiche eFlore : https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-75277-synthese
Image : Les Coquelicots, Claude Monet (1873), Musée d'Orsay, Paris
Illustration botanique : Plantes médicinales, Franz Eugen Köhler (1887)