J'ai acheté mon Pachira dans une boutique éphémère à Angers (je dis "mon" mais je devrais dire "mes" car ce sont plusieurs pieds tressés ensembles mais l'aspect général donne l'impression qu'il s'agit d'un seul arbre). J'étais très émue car, bien qu'ayant toujours eu des plantes chez moi, c'était la première fois que j'achetais un arbre, qui plus est tropical. La classe ! J'étais à peu près aussi préoccupée par son bien être que s'il s'était agit de mon enfant et il n'avait pas l'air de s'en plaindre. Durant les premiers mois son feuillage a explosé. Il grandissait vite et est rapidement devenu très feuillu. Il était magnifique ! Mais j'ai dû déménager et je l'ai stocké dans un lieu beaucoup moins lumineux et moins spacieux pour lui. Tout d'un coup, il s'est passé quelque chose de bizarre. Ses branches se sont allongées, allongées, allongées d'une manière qui semblait totalement anarchique, avec des entre-nœuds de tailles très différentes, jaunâtres à certains endroits, et il a perdu pratiquement toutes ses feuilles. Les feuilles restantes présentant une pigmentation anormale. Par la suite, 3 des 5 pieds sont morts et j'ai bien cru qu'il n'allait pas survivre. Mais j'ai continué à le chouchouter en espérant qu'il aille mieux. Et j'ai bien fait car petit à petit il a recommencé à faire des feuilles à partir de la base des branches et il ressemble déjà un peu plus à une plante, bien qu'il ait maintenant une allure de géant dégingandé lui donnant un aspect rigolo.
Je pense qu'à cause du manque de lumière auquel il n'était plus habitué, il a voulu allonger ses branches pour y avoir accès. Mais c'est un comportement anormal car à l'état sauvage c'est une plante de forêt tropicale qui n'a pas spécialement un très bon accès à la lumière. Je pense qu'il a dû adapter son métabolisme à un trop plein de lumière et a souffert pour faire le changement inverse. Aujourd'hui je crois qu'il est dans un bon environnement, avec suffisamment de lumière pour se développer mais pas de soleil direct pour que ça ne soit pas une source de stress.
Voilà voilà la dure vie de mon (mes) Pachira ! 