Lin cultivé (Linum usitatissimum ) - Famille : LINACEAE
Renseignements collectés sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Lin_cultiv%C3%A9
L'arrachage
L’arrachage correspond à la première étape de la récolte. Il intervient quand les lins sont matures. Ce terme est employé pour signifier que les plantes ne sont pas fauchées pour que l’opération puisse se faire rapidement et afin de ne pas perdre les fibres présentes dans la partie basse des tiges.
Dans la pratique, l’opération consiste à :
· tirer fortement sur les plantes dont les tiges cassent au niveau du sol et les racines restent en terre,
· maintenir les tiges parallèles les unes par rapport aux autres et les déposer sur terre en bandes (ou nappes) continues appelées andains.
Le rouissage
Après leur arrachage, les pailles de lin disposées au champ, en andains, subissent le rouissage. Cette étape détermine en grande partie la qualité du lin. Elle correspond à l’action des microorganismes du sol (champignons, bactéries) sur les tiges. À la faveur d’une bonne humidité (rosées, pluies) et de températures douces (>10 °C), ceux-ci sécrètent des enzymes qui fragilisent les tissus qui entourent les faisceaux de fibres. En créant une perte de la cohésion tissulaire, le rouissage facilite l’extraction mécanique des fibres. Son défaut : il est une étape empirique qui dépend énormément du climat. Il faut en effet que l’attaque microbiologique des pailles soit suffisante pour les fragiliser, mais que cette action reste limitée pour que les microorganismes n’aient pas le temps d’endommager les fibres.
Le rouissage se traduit par un changement de couleur des pailles qui prennent une couleur brune à grisée. Il est jugé optimal quand les tiges présentent une couleur homogène et quand on peut sans effort extraire les fibres qu’elles contiennent. On dit alors que le lin est ‘teillable’.
Photos prises en juin 2018, juin 2019 et juillet 2018 à Dour et à Athis (Hainaut, Belgique) : la fleur, c'est juste pour le plaisir des yeux...