La culture du lin remonte à plus de 10000 ans.
Au départ il semble cultivé pour ses graines contenant des matières grasses.
Le lin actuel est très différent de son ancêtre, annuel et non bisannuel. On le cultive soit pour ses graines ( composées de 40 % d'huile, dont plus de la moitié sont des oméga 3- acide linolénique -) soit pour ses longues fibres.
Le lin fibre fleurit vers le 15 juin, la maturation vers le 15 juillet. Il est alors arraché et laissé sur le sol pour rouir. Le rouissage correspond à l’action des microorganismes du sol (champignons, bactéries) sur les tiges. À la faveur d’une bonne humidité (rosées, pluies) et de températures douces (>10 °C), ceux-ci sécrètent des enzymes qui fragilisent les tissus qui entourent les faisceaux de fibres. En créant une perte de la cohésion tissulaire, le rouissage facilite l’extraction mécanique des fibres.
Le lin est ensuite teillé, peigné et filé.
Le tissu de lin procure une sensation de bien-être à ceux qui le portent.