Je choisis à nouveau l'ortie
Pour l’anecdote, la momie Ötzi, vieille de 5 000 ans, retrouvée en 1991 dans les Alpes portait un fourreau réalisé en fibres d’ortie !
L'ortie était jadis utilisé pour réaliser des cordages et des vêtements. Cette plante vivace peu gourmande en eau intéresse de nouveau l'industrie textile et quelques jeunes créateurs qui voient en elle une alternative durable au coton.
On trouve des pelotes de fil d'orties ou du tissu pour confectionner soi-même ses vêtements.
La grande ortie produit 6 à 8 % de fibres, ce qui est moins que le chanvre. La fibre est large et creuse, ce qui la rend isolante et d’une résistance à toute épreuve. Elle présente un aspect brillant qui rappelle celui de la soie. La façon dont elle est travaillée permet d’obtenir différentes sortes de tissus. Lorsqu’elle est tordue sur elle-même, elle s’apparente à du coton. L’air étant expulsé du creux de la fibre, on obtient un tissu aéré et léger. Au contraire, lorsqu’elle n’est que peu tordue sur elle-même, elle se rapproche beaucoup plus de la laine. L’air resté emprisonné à l’intérieur de la fibre sert d’isolant thermique ce qui permet de résister au froid. Ses capacités d’isolation sont mêmes supérieures aux tissus synthétiques.
Après récolte à maturité vers
août-septembre, les tiges d’orties sont laissées à sécher
pendant à peu près 2 jours. A la fin de ces 2 jours, la tige est
séparée des éventuelles feuilles toujours présentes avant de
passer à l’étape suivante. La méthode d’extraction de la fibre
d’ortie est comparable à celle utilisée pour les autres plantes
textiles comme le chanvre et le lin : le rouissage, le battage et le
broyage, le teillage et le filage :
– Rouissage : cette
étape consiste à faire tremper les plantes entières dans un bassin
à 50-60° C jusqu’à ce que les substances pectiques qui relient
les fibres entre elles soient détruites par fermentation. Les fibres
peuvent alors être séparées des parties ligneuses. Cette étape
est particulièrement odorante chez l’ortie. Elle va durer 6-7
jours, au cours de laquelle il faudra remplacer l’eau tous les
jours si l’on ne veut pas entraîner de putréfaction qui pourrait
diminuer la qualité des fibres.
– L’ortie est mise à sécher
puis va subir l’étape de battage et de broyage : ces étapes vont
permettre de briser les parties ligneuses.
– Arrive la dernière
étape de teillage, constituée de peignages successifs qui permet de
débarrasser la fibre de toutes ses impuretés et d’obtenir une
filasse brute qui sera stockée au sec.
La fibre va être filée, de manière à obtenir un fil solide de grande taille qui sera ensuite tissé pour confectionner des tissus
(source principale : https://ortie.home.blog/usage-textile/)