Le lin est utilisé depuis le Néolithique (il y a donc 10 000 ans), d’abord sauvage, ensuite cultivé. Il est ensuite tissé en Egypte pour les bandelettes des momies. Les Phéniciens l’ont ensuite fait connaître en Grèce, en Italie, en Irlande, en Angleterre, en France…
La culture du lin était répandue en Gaulle avant l’invasion romaine.
Croissance de la plante : 120 jours
Fleurs : mauve, bleue, blanche ou rose pâle, autour du 15 juin ;
Récolte vers le 15 juillet, quand la fleur vire au jaune : on arrache la plante qui subira ensuite rouissage, teillage, peignage filature.

rouissage : le lin est étalé sur le sol où humidité et bactéries désagrègent la partie externe de la plante, libérant les fibres
teillage : broyage et battage des tiges rouies pour récupérer les fibres ; deux sortes de fibres : les fibres longues ( de meilleure qualité) et les courtes
peignage (étirage des fibres pour qu’elles soient parallèles) et filature : transformation en fil
Utilisations actuelles : habillement, tissus d’ameublement, tissus techniques (éco-conception et écoconstruction, composants pour l’industrie automobile ou nautique, renforts pour matériel sportif, isolation thermique, dalles de sol, matériel de musique.
Les fibres de lin sont considérées comme une alternative aux fibres de carbone et de verre.
Plante intéressante du point de vue écologique : transformation et teinture peu gourmandes en eau et peu polluantes, bon niveau de recyclage et autres usages : huile de lin (peintures et vernis), graines de lin (alimentation), étoupes (fibres courtes) de lin pour les non-tissés, déchets de la plante (anas) utilisés pour créer de l’énergie.
Merci au site https://www.mesrideaux.fr/blog/lin/ d’où proviennent ces informations.
Pascale Moullet, le 17/04/2020