Isatis tinctoria var. canescens

Isatis tinctoria var. canescens

par sylvie Hamon,
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PASTEL (Bleu de Lectoure) :Isatis tinctoria var. canescens (DC.) Gren. & Godr. Brassicaceae

Le nom vulgaire « pastel » vient du latin pasta, « pâte », par l'occitan pastèl, car autrefois les feuilles d'Isatis tinctoria étaient broyées dans les moulins à pastel et formaient une pâte ensuite fermentée et séchée. De la pâte tinctoriale, le terme en est venu à désigner aussi la plante avec laquelle on la fabrique. Le terme de pastel des teinturiers est aussi employé si on désire lever toute ambiguïté avec les valeurs de pastel utilisées en dessin.

 

Type Biologique : Hémicryptophytes (>= 1m) bisannuels
Formation végétale : hémicryptophytaie
Chorologie :  méditerranéen(eury)
Inflorescence : racème simple
Fruit :silique
Couleur de la fleur : jaune
Floraison : de mai à juin
sexualité : hermaphrodite
Pollinisation : entomogame
Dissémination : anémochore

Le Pastel des teinturiers ou guède (Isatis tinctoria L.) est une espèce de plantes herbacées bisannuelles, de la famille des Brassicaceae, qui pousse à l'état sauvage en Europe du Sud-Est ainsi qu'en Asie Centrale et en Asie du Sud-Ouest1. Nommée waide en Picardie, vouède2 en Normandie et wedde dans le Nord, elle est connue aussi sous les noms vernaculaires3 d'Herbe de saint Philippe, Varède, Herbe du Lauragais.

Utilisée comme plante médicinale et tinctoriale par les Grecs et les Romains de l'Antiquité, elle fut largement cultivée au cours du Moyen Âge et de la Renaissance, en Europe, pour la production d'une teinture bleue, extraite des feuilles, avant qu'elle ne soit détrônée par l'indigotier, puis par les colorants de synthèse.


Le pastel, s'il fallait retenir une plante tinctoriale qui a marqué l'histoire, demeure l'une des sources de bleu les plus utilisées en Europe depuis le néolithique. Son nom gaulois (le Glastrum) montre l'importance de cette plante sacrée à l'époque de la Tène finale qui possède un fort pouvoir religieux et guerrier. Les Bretons et les Pictes se peignaient le corps avec, ce qui fit dire à César que les femmes de ces peuples ressemblaient à des éthiopiennes. Le pastel fut ensuite cultivé dans plusieurs régions d'Europe, surtout à partir du XIIIe siècle avec le triomphe de la couleur bleue. Il fit la fortune de régions diverses comme Amiens mais surtout Toulouse et Albi. Le principe de teinture est le même qu'avec l'indigo. Le pastel a cependant le désavantage de moins concentrer de matière colorante. Il en faut donc beaucoup pour obtenir un bleu saturé. Aujourd'hui, la culture du pastel est relancé à Lectoure pour produire des colorants, pigments à base de feuilles de pastel.

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