J’ai choisi le prunellier car j’en consomme les fruits depuis mon enfance. Dès août, septembre, d’un beau bleuté, les baies ressemblent à des myrtilles de culture (Canada : bleuets). Cela rend ces baies très attirantes, mais elles sont très âpres, ce qui en dissuade la consommation.
L'écorce de cet arbrisseau contient beaucoup de tannin et peut servir en teinture, à faire des encres ou être employée au tannage
Au niveau « commercial », le suc exprimé des prunelles, cuit et épaissi jusqu'à consistance d'extrait solide, constitue l’acacia d'Allemagne ou acacia nostras et peut-être substitué à l'acacia d'Egypte.
En teinture, les baies de prunelle fournissent des tons très pâles, de « rose timide ou de bleu lavande ».
Les baies mures cuites au four prennent une couleur rouge qui peut servir comme colorant alimentaire ou en teinture pour des tissus.
Sources : https://uses.plantnet-project.org/fr/Prunellier_(Cazin_1868 et http://lesfilsdutemps.free.fr/tincto.htm)
Personnellement je cueille les baies après les premières gelées et je les fait macéré dans un alcool (rhum ou whisky) pour me faire un alcool « maison ». Puis je conserve ces baies séparément, et une fois dénoyautées elles me servent à agrémenter des desserts, comme un fromage blanc par exemple.
Photo 1 : un prunellier, la cime est allée vers la lumière, le bas a été taillé pour préserver le passage.
Photo 2 : Détail du prunellier, sur la photo on peut distinguer d’autres plantes qu’il abrite et en particulier un rosier « rustique ».
Photo
3 :
Baies
cueillies
le 6 février 2019 et qui ont macéré 9 mois dans du rhum.
Photos prises Chemin Caroline Roux à Saulx les Chartreux, 91160 France
Interaction : tanaisie et houblon posté par Sarah Scarwell