Les fibres contenues dans les tiges de bambou (principalement Phyllostachys viridiglaucescens et Phyllostachys edulis) peuvent être utilisées directement dans des tissus, mais ce n'est généralement pas le cas car ceux ci seraient rêches et cassants. On trouve donc bien plus fréquemment des tissus à base de viscose de bambou, qui eux sont agréables à porter et moins chers, mais au détriment de l'aspect écologique du produit.

L'industrie textile mène une campagne de greenwashing en rappelant les arguments écologiques - réels - en faveur du bambou : croissance rapide sans pesticides et très peu d'eau, captage de CO2 (par opposition à une fibre synthétique). Mais c'est le procédé de transformation en viscose qui est polluant.
Ce procédé inventé en France en 1884 dissout en quelque sorte la cellulose de végétaux ligneux (bambou, mais aussi coton, pâte de bois) pour la recomposer sous forme de fibre artificielle, à mi chemin entre une fibre naturelle et une fibre synthétique. Ce procédé utilise beaucoup d'eau, et surtout des produits chimiques qui mettent en danger la santé des travailleurs des chaines de production, des usagers (résidus dans des textiles en contact avec la peau) et qui se retrouvent également dans les eaux rejetées. C'est principalement le solvant utilisé, le disulfure de carbone (toxique, inflammable, polluant), qui fait débat.
Apparemment, le procédé Lyocell utilise un solvant moins toxique pour obtenir un résultat similaire à partir des même matières premières.
La mention viscose de bambou sur une étiquette de vêtement n'est donc pas un argument écologique, contrairement à la mention fibre de bambou (rare, ou alors en mélange avec d'autres fibres).
Le lien ci dessous synthétise quelques articles du web :
https://www.bergan.fr/information-sur-la-viscose-de-bambou.html