Les vêtements réalisés en lin, c'est-à-dire en fibre obtenue en filant la tige du lin (linum usitatissinum , usitatissimus est la forme superlative du latin usitatus « usité, accoutumé » soit « très usité, très utile ») ont la réputation d'être frais en été et légers. Doté d’une grande résistance et d’un pouvoir d’absorption de l’humidité sans équivalent, le lin procure une sensation de bien-être à ceux qui le portent.
C'est l'une des fibres végétales les plus usitées. D'abord récolté à l'état sauvage, le lin sera un des premiers végétaux cultivés (mais aussi pour la nourriture du bétail et son huile).Sa culture commence en Iran et Irak, 5 000 ans avant J.C., et se généralise dans toute l'Europe. Il est symbole de pureté. (source: http://lesfilsdutemps.free.fr/lesfibre.htm )
Linum usitatissimum L. se présente généralement sous l’aspect d’une tige unique (ou légèrement ramifiée à la base) pouvant atteindre une hauteur voisine de 1 mètre pour un diamètre au collet de l'ordre de 2 mm.
Sur cette tige se répartissent 80 à 100 feuilles simples, lancéolées, sessiles, possédant trois nervures. La disposition de celles-ci est spiralée.
Le lin possède une racine pivotante pouvant descendre à plus de 1 mètre de profondeur dans les terres profondes et émettant de nombreuses radicelles.
L'inflorescence en forme de cyme porte de nombreuses fleurs dont la couleur varie d'un bleu pur jusqu'à un blanc plus ou moins rosé, selon les variétés. La floraison étagée peut durer jusqu'à 15 jours. Les fleurs comptent 5 pétales obovés, de 5−10 mm et ont une durée de vie brève (une journée). Le pollen demeure viable pendant 5 à 7 heures seulement, depuis la déhiscence des anthères jusqu'à celles des pétales. La reproduction se fait principalement par autopollinisation, quoique les fleurs peuvent occasionnellement être visitées par des insectes, assurant ainsi une pollinisation croisée7.
Chaque fleur donne un fruit : une capsule, ovoïde, de 6-10 sur 5−10 mm, à cinq loges contenant chacune deux graines et séparées par une fausse cloison plus ou moins ciliée. Ces capsules présentent une légère pointe au sommet. À maturité, les capsules sont plus ou moins déhiscentes selon les variétés6.
Les graines sont lisses, plates, oblongues, petites et légères (entre 4 et 7 grammes les mille grains) et de couleur brune à maturité. Elles se terminent par un bec légèrement recourbé.
La graine de lin est riche en huile ; celle-ci représente 35 à 50 % de sa masse sèche. L'acide linolénique (oméga 3) peut représenter 55 à 75 % des acides gras qui composent cette huile
(...) Le meilleur précédent du lin est une céréale à paille.(...)
Dans l’assolement, le lin peut avoir des effets bénéfiques sur les autres cultures en structurant les terres et en réduisant certaines pressions exercées par les bio-agresseurs.
La récolte et le travail du lin comprend, entre autres, et principalement:
L’arrachage qui correspond à la première étape de la récolte ( après le rouissage, cependant, c'est-à-dire après la macération que l'on fait subir aux plantes textiles telles que le lin ou le chanvre, pour faciliter la séparation de l'écorce filamenteuse avec la tige . Il intervient quand les lins sont matures. Ce terme est employé pour signifier que les plantes ne sont pas fauchées pour que l’opération puisse se faire rapidement et afin de ne pas perdre les fibres présentes dans la partie basse des tiges.
Le teillage est l’opération mécanique qui s’exerce sur les tiges de lin rouies, pour en extraire les fibres. Il est une étape clé de la production linière correspondant à la première transformation des pailles récoltées
Pour des usages textiles, les fibres de lin issues du teillage doivent être converties en fils. Cette étape correspond à la filature. Première des opérations de filature, le peignage consiste à paralléliser les fibres et à les présenter sous forme de rubans doux et lustrés prêts à être filés.
." Source Wikipedia
L'ensemble des étapes pour aboutir à du fil de lin semble donc très long et complexe et expliquerait le coût élevé des tissus en lin.
Cependant "Même si les fibres de lin ne représentent que 0,3 % des fibres textiles produites dans le monde, ce secteur reste de loin leur principal débouché en absorbant 95 % des fibres longues et 60 % des étoupes.
Les États-Unis représentent le premier pays consommateur de lin (37 %). Ils sont suivis par l’Union Européenne (32 %), où l’Italie représente la moitié de la consommation. Pays à climat humide et tiède, le Japon se classe immédiatement derrière (7 %). Mais l’avenir se joue de plus en plus auprès des classes aisées et moyennes des pays émergents, Russie, Inde, Chine et Brésil.
L'habillement représente environ 60 % des débouchés textiles des fibres de lin. L’univers de la maison compte à hauteur de 30 %, répartis à égalité entre linge de lit et de table et les tissus d’ameublement. Les textiles techniques (toiles à peindre, tuyaux souples, etc.) et matériaux à usages industriels (bâches, etc) réalisent le solde de 10 %.
Avec 50 000 à 75 000 hectares selon les années, la France produit 75 % du lin mondial25. Cette position de leader tient à la disponibilité de terroirs très favorables à sa culture et aux savoir-faire techniques des liniculteurs et des teilleurs*. Ces avantages s’accompagnent de l’image très positive qu'a le lin dont la biomasse est entièrement valorisée et dont les fibres sont symboles de produit naturel et noble, et souvent associé à l'élégance.