
J’ai choisi le COQUELICOT, une fleur « qui me parle depuis toujours ».
Papaver rhoeas
Famille des Papaveraceae
Le
coquelicot est l’emblème de la guerre 14/18 dans les pays du
Commonwealth
Très
répandu dans les champs, et particulièrement dans ceux de céréales,
le coquelicot se distingue par le rouge vif de ses fleurs. Cette
plante herbacée annuelle mesure de 50 à 60 cm de haut et présente
une longue tige fine et velue, d'apparence fragile. Ses feuilles
ovales et dentées se divisent en étroits segments. Les grandes
fleurs solitaires fleurissent de mai à septembre et présentent un
fruit sous forme de capsule ovoïde.
Le
coquelicot doit son nom français
à une variation de
l'onomatopée «cocorico», sa couleur rouge rappelant celle de la
crête du coq
Coquelicot, fleur du sommeil et de la guerre
De
la famille du pavot, une fleur connue pour ses propriétés de
somnifère, la plante sauvage est célébrée dès l'Antiquité comme
emblème de la sérénité et de la paix. Les Égyptiens, par
exemple, éparpillaient des pétales de coquelicot dans les tombeaux
pour assurer à leurs défunts un sommeil éternel paisible.
Car,
celle que l'on nomme parfois pavot rouge a bien des propriétés
médicinales. Ainsi que le
note le magazine Sciences et Avenir,
la fleur peut non seulement être utile, sous forme de sirop, pour
lutter contre la toux, mais du fait de ses petites quantités de
morphine, elle peut «aider à l'endormissement et apaiser les
anxiétés».
La
fleur a pour faculté de pousser dans tous les terrains fraîchement
retournés. C'est ainsi que le pavot sauvage proliféra sur les
champs de bataille et devint à l'aube du XXe siècle, l'incarnation
du sommeil éternel des soldats morts au combat. Un symbole qui fait
encore foi aujourd'hui.
Le
coquelicot est devenu la fleur symbole de la guerre de 1914-1918 dans
les pays du Commonwealth.
Se
dit « poppy » en anglais.
Il
est associé à la mémoire de ceux qui sont morts à la guerre.
Durant
les guerres napoléoniennes du début du XIXe siècle, déjà, le
lien entre le coquelicot et les champs de batailles avait été
observé.
Pour germer, la graine du coquelicot n’a que très peu d’exigences : elle a avant tout besoin d’une terre remuée et calcaire. De grande longévité, elle résiste bien au manque d’eau et à l’enfouissement, et peut donc rester dans le sol de longues années. Puis, dès que la terre est remuée et mise à nu, elle se met à germer. C’est ce qui explique aussi qu’elle se mit à pousser sur les terres dévastées par les obus et tranchées des combats de la première guerre mondiale.