Le coquelicot (Papaver rhoeas)

Le coquelicot (Papaver rhoeas)

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Le Coquelicot (Papaver rhoeas) est une espèce de plantes dicotylédones de la famille des Papaveraceae, originaire d'Eurasie.

C'est une plante herbacée annuelle, très abondante dans les terrains fraîchement remués à partir du printemps, qui se distingue par la couleur rouge de ses fleurs et par le fait qu'elle forme souvent de grands tapis colorés visibles de très loin. Elle appartient au groupe des plantes dites messicoles car elle est associée à l'agriculture depuis des temps très anciens, grâce à son cycle biologique adapté aux cultures de céréales, la floraison et la mise à graines intervenant avant la moisson. Très commune dans différents pays d'Europe, elle a beaucoup régressé du fait de l'emploi généralisé des herbicides et de l'amélioration de la propreté des semences de céréales.


Dans le langage des fleurs, le coquelicot incarnerait « l'ardeur fragile » 29 mais surtout « la consolation »30. Les noces de coquelicot symbolisent les 8 ans de mariage dans le folklore français.

Le coquelicot a été associé, au xxe siècle, en particulier dans les pays du Commonwealth (Royaume-Uni, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande…), au souvenir des combattants, et tout spécialement des soldats tombés lors de la Première Guerre mondiale31, à l'instar du bleuet pour les combattants français. Cette allégorie du coquelicot découle d'un poème, écrit le 3 mai 1915 par le lieutenant-colonel John McCrae, un médecin du Corps de santé royal canadien qui fut témoin de la terrible seconde bataille d'Ypres. Il s'intitule In Flanders Fields (Dans les champs de Flandres). En fait, les coquelicots fleurissaient sur le bord des tranchées et sur les tombes des soldats (phénomènes remarqués dès les guerres napoléoniennes), et leur couleur rouge était un symbole approprié pour le bain de sang de la guerre de tranchées. En 1918, Moina Michael, universitaire membre de la YWCA, découvre ce poème et promeut l'usage des coquelicots comme symbole de mémoire. Cette pratique est adoptée par l'American Legion en 1920 lors d'un congrès auquel participe Anna E. Guerin, membre du YMCA en France, qui propose de vendre, à l'occasion de l'anniversaire de l'Armistice, des coquelicots en tissus faits à la main, afin de recueillir de l'argent pour les orphelins de guerre. En 1921, une délégation de veuves françaises rend visite au maréchal britannique Douglas Haig, fondateur de la Royal British Legion, et le convainc de vendre ces coquelicots pour amasser des fonds pour les anciens combattants blessés et au chômage. Dès 1922, les divers pays qui ont adopté ce symbole entreprennent de fabriquer les coquelicots en papier chez eux. La tradition se poursuit depuis de vendre ces fleurs le jour du Souvenir.

Le coquelicot est le symbole de Morphée le dieu des rêves et du sommeil dans la mythologie gréco-latine.


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