C'est un arbre de la famille des Pinaceae, conifères. Un grand arbre qui mesure aux alentours des 40 mètres dans un milieu favorisant sa croissance.
Il est originaire du Liban comme son nom l'indique, et c'est un emblème national, que l'on retrouve notamment sur le drapeau du pays et sur les pièces de monnaie.
Il n'est pas étonnant qu'il soit devenu un symbole, son port est majestueux, large et imposant, il est de forme conique les 30 premières années pointant vers le ciel ce qui lui ouvre les portes de la sainteté. Il est mentionné à plusieurs reprises dans les 3 religions monothéistes.
Son manteau de verdure persistant toute l'année est un modèle symbolisant l'immuabilité, la constance et la résistance face aux bouleversements impondérables de la vie, pour les libanais
Au Liban, on trouve le cèdre à partir de 1 500 m d'altitude dans l’étage montagnard de végétation du Mont-Liban, étage occupé également par le sapin de Cilicie. Les sapins et les cèdres n’ont pu franchir la crête, trop élevée du Mont-Liban, ce qui explique leur absence sur le versant oriental de la montagne..
Recouvrant autrefois une plus grande partie du territoire libanais les anciennes forêts de cèdres se réduisent aujourd'hui à des îlots discontinus, du fait de la déforestation liée aux influences humaines et climatiques.
Unes des zones de peuplement encore significatives aujourd'hui au Liban, est dans la région de Bcharré, au nord, au pied du mont Makmel. Il s'agit de la réserve dites « des Cèdres de Dieu » (Arz er Rab), inscrite en 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco avec la vallée de Qadisha qui lui est contiguë. Cette forêt compterait aujourd'hui 2 arbres trimillénaires, 10 millénaires et 363 plusieurs fois centenaires