Le liseron des champs. Commensalisme ? Épiphytisme ? Parasitisme ? Le débat est ouvert...

Le liseron des champs. Commensalisme ? Épiphytisme ? Parasitisme ? Le débat est ouvert...

par Thérèse Abrassart,
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Le liseron des champs (Convolvulus arvensis) : famille : CONVOLVULACEAE

Commensalisme ?  Épiphytisme ? Parasitisme ?

Selon https://www.jardiner-autrement.fr/respecter-equilibres-biodiversite-jardin/ il s’agit de  commensalisme : « Le commensalisme définit le cas où une espèce tire profit d’une autre sans contrepartie pour cette dernière. Il ne s’agit cependant pas de parasitisme, puisque l’espèce opportuniste ne tire pas ses ressources en nourritures de la seconde plante. C’est le cas du liseron, qui utilise le rosier pour s’accrocher et profiter de la lumière. ».

A mon humble avis, ce qui est décrit ci-dessus est plutôt de l’épiphytisme (Rappel : Un épiphytisme est un type de relation où un organisme vit à la surface d'un végétal dont il se sert comme support ou point d'ancrage, et sans qu'il y ait parasitisme. Un organisme végétal qui vit de façon épiphyte avec un autre végétal ne dépend pas de lui mais ne lui apporte rien non plus.  https://www.aquaportail.com/definition-1982-epiphytisme.html  )

https://www.apprentis-sagesdelanature.fr/blog/5-l-enseignement-du-liseron décrit aussi une situation d’ épiphytisme mais admet néanmoins le parasitisme :

« Le liseron est une plante qui a besoin d’un tuteur, elle est rampante, trop faible sur sa tige, elle n’a pas suffisamment de rigidité pour s’élever vers le soleil. Le liseron ne peut tendre seul vers le ciel, vers la lumière et la chaleur, essentielles à sa croissance, sans le support d’une autre plante. Il n’a pas de verticalité acquise. Alors, c’est la façon de faire qu’il a développé, son seul moyen pour s’élever. […].

Il pourra parfois être soutenu par des plantes ligneuses, robustes tel un jeune arbrisseau, ou un rosier, ou encore des plantes […] comme les aromatiques (Thym, romarin). Ces dernières ne vont pas s’en trouver incommodées. […] on constate une certaine entente, une sorte d’équilibre où chacun fait son chemin dans un  respect fragile et éphémère, Le liseron colonise le thym ou le romarin et alors... il n’empêche ni l'un ni l'autre de pousser, fleurir, produire des graines !

Bien sur il ne faudrait pas que cela dure plusieurs années,… sinon,  elles aussi vont dépérir …..à l’usure. Parfois il se portera sur des plantes plus fragiles mais à leur détriment, les étouffant, les tuant, les empêchant d’accomplir leur œuvre de fructification. »

Les sites suivants penchent nettement pour le parasitisme :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liseron_des_champs

« C'est une adventice qui peut étouffer les plantes qu'elle prend pour support. »

https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-75060-synthese

« Plante très nuisible aux cultures »

https://www2.dijon.inrae.fr/hyppa/hyppa-f/conar_fh.htm

«  Enlace et étouffe de ses tiges aériennes les plantes voisines. »

Personnellement, même si je trouve ses fleurs superbes, je considère le liseron comme un parasite : j'ai vu les dégâts (par étouffement)  qu'il avait infligés à la sauge, à la menthe, aux cognassiers, aux cerisiers du Japon et j'en passe (dans un jardin qui avait été laissé à l'abandon durant 2 ou 3 ans) et j'ai passé un temps fou à "détisser" cette chipie de plante sans abîmer davantage ses victimes !

Photo prise le 12 juillet 2018 à Hon-Hergies (Bavay) dans le Nord de la France


Annexe Liseron.jpg