Compétition et épiphytisme

Compétition et épiphytisme

par nicole B.,
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voici une photo dans la forêt de Soignes à Bruxelles, hêtraie exceptionnelle, entièrement plantée. Ici une parcelle de vieux sujets et pas de diversité d'espèces. On voit un jeune sujet, plein d'énergie pour aller chercher la lumière à l'ombre des ainées. Y arrivera-t-il? Rien n'est gagné pour lui à moins qu'un voisin meurt et tombe, créant un trou de lumière . tous les troncs sont élancés, pas de branches basses: c'est la course à la lumière. Les feuilles mortes chaque année nourrissent le sol, pas besoin de plus.  Pas de lumière pour une strate arbustive ni herbacée. Dans le coin droit on aperçoit des mousses: strate muscinale. cette deuxième photo, prise au parc d'Aiguemont de Bruxelles en 2013 montre une interaction de favoritisme entre un très vieux Saule blanc (Salix alba) et une grande Chélidoine ( Chelidonium majus) . Cet arbre a vécu une relation de parasitisme avec l'humain qui l'a taillé (- pour l'arbre, + pour l'H ) pendant des décennies. La grande Chélidoine vit une relation d'épiphytisme avec l'arbre (+ pour la plante, neutre pour l'arbre, pas de relation physiologique) . On voit qu'avec les années, un substrat s'est accumulé dans le tronc éclaté du Saule, devenant sol pour des plantes.

En réponse à nicole B.

Re: Compétition et épiphytisme

par Lucie K,

Si la grande chélidoine profite du saule sans lui nuire, mais que le saule ne profite pas de la grande chélidoine, ce n'est pas du favoritisme, mais du commensalisme.