Mutualisme : Acacia siffleur, Acacia drepanolobium et fourmi Crematogaster mimosae
La gentille crematogaster mimosae se charge de protéger les acacias sans rien coûter aux contribuables et sans la moindre rémunération pour son externalité positive : elle dévore les larves des insectes parasites du bois et pique la gueule des girafes et des éléphants en échange du nectar sucré que fournissent les feuilles d'acacia et de l'abri que leurs donnent les épines creuses de l'arbre. Or, dès que les barrières se mettent à éloigner les gros mammifères alors l'acacia tout détendu et rassuré se fait faignant, il fabriqu un minimum d'épines et de nectar ; à leur tour les fourmis moins nourries et moins abritées font la grève du zèle et choisissent à leur façon l'évasion fiscale, en gros un tiers des fourmis se tirent laissant les acacias au prise avec leurs parasites.
Même processus avec en Amérique Centrale avec « L'acacia "corne de bœuf" et la fourmi Pseudomyrmex ferruginea entretiennent une relation qui bénéficie aux deux espèces. L’arbre est exposé à la menace permanente des insectes parasites et des mammifères herbivores. Heureusement, il peut compter sur la présence des fourmis pour lui prêter main-forte. Celles-ci attaquent tout prédateur qui tenterait de se nourrir de l'acacia, notamment en émettant une phéromone qui pousse la colonie entière à se battre. La fourmi n'est pas en reste. L'insecte se réfugie dans les épines creuses de l'arbre dans lesquelles il peut se reproduire et se protéger du climat. Aussi, l'acacia produit des corps beltiens, de petites excroissances riches en protéines et en sucres dont sont friandes les fourmis. Celles-ci bénéficient donc du gîte et du couvert.Les fourmis entretiennent de nombreuses relations mutualistes complexes avec d'autres espèces animales et végétales. Cette association est appelée la "myrmécophilie" https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/biodiversite/video-entre-fourmis-et-acacias-c-est-une-histoire-de-survie_3465957.html
Commensalisme : les plantes épiphytes
Elles vivent entièrement suspendues sur des branches ou des troncs, d’arbres ou d’arbustes. Elles ne prélèvent rien aux dépens de leur hôte-support et réussissent à se nourrir en captant l’humidité par des racines aériennes, en faisant la photosynthèse et en utilisant parfois aussi le terreau de feuilles mortes qui se trouve dans les creux des arbres. On pense tout de suite à la riche flore tropicale et ses jardins suspendus d’épiphytes ; beaucoup de ces plantes sont d’ailleurs cultivées en ornementales comme plantes suspendues telles que des orchidées, des fougères comme l’asplénium nid d’oiseau ou la corne d’élan, des broméliacées telles que les Tillandsia, Guzmania, Aechmea, …. et bien d’autres.
Cf photo : Cette fougère épiphyte (relation commensaliste) peut en plus développer une relation mutualiste avec l’arbre porteur en retenant des débris qui se transforment en terreau