J'ai choisi de décrire une planche botanique du début du 20e siècle, probablement nord américaine ou canadienne au vu des espèces représentées, sur laquelle la famille des Orobanches dominent.
De gauche à droite puis de haut en bas :
- Aphyllon uniflorum ("broom-rape" en anglais), l'orobanche uniflore en français.
- Conopholis americana ("cancer root"), la conophilis d'amérique est également une orobanche, cette plante sans chlorophylle parasite les racines du chêne rouge.
- Cuscuta gronovii ("dooder"), la cuscute est une liane jaune de la famille des Convolvulacées (comme les ipomées par exemple) sans feuilles, elle s'enroule autour de la plante hôte, s'insère dans son système vasculaire faisant mourir la racine d'origine. Il a été démontré que les cuscutes sentent l'odeur de leur victime !
- Phoradendron flavescens ("false mistletoe") le gui américain bien-sûr ! Bien que ressemblant à son cousin européen, Viscum album., il appartient à un genre distinct, Phoradendron, originaire d’Amérique du Nord.
- Orobanche minor ("clover broom-rape"), orobanche du trèfle ou petite orobache.
- Epifagus americanus ("beech-drops"), cette épifage se trouve exclusivement dans les forêts de hêtres comme son nom l'indique. Si j'ai bien compris elle ne fait pas trop de dégâts.
Si les orobanches représentent des un fléau pour les agriculteurs, car elle colonise les plantes hôtes et nuit à leur développement, qualité et longévité. Son éradication n'est pas maîtrisée et son pouvoir de reproduction très grand : les graines d'orobanche ont un très long pouvoir de germination, qui s'étend sur 15 années. Chaque plant peut produire jusqu'à 50 000 graines.
Néanmoins, j'ai aussi beaucoup lu d'articles vantant les intérêts médicinaux de ces parasites. Exemple sur l'épifage : https://www.healthbenefitstimes.com/beech-drops/