Hedera helix : mutualisme ?

Hedera helix : mutualisme ?

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Pour cette activité, j'ai repéré 3 intaractivités et en ai détaillé une

1 -Exemple de compétition pour la lumière et les ressources du sol.

(exposition ouest – Nord Ouest avec une maison à 3 m. qui lui fait de l’ombre)

Cognassier du japon (Chaenomeles) : Bien épanoui, celui ci prend de l’ampleur en hauteur

Forsythia (Forsythia Spp) : Il se fait étouffer par les 2 autres espèces ayant besoin de soleil et tend à disparaître

Oranger du Mexique (Choisya ternata) : Cette arbuste aime la mi ombre et se développe


2 - Exemple de parasitisme entre une armoise (Arthemisia vulgare ??) et des pucerons noirs

(est ce bien cette espèce d’armoire?)


3 - Exemple d’interaction entre du lierre (Herdera helix) et un lilas (Syringa) : Parasitisme faible ou mutualisme ?

Parasitisme faible comme l’annonce Marc Andre Selosse dans la vidéo de tela botanica Ou mutualisme / symbiose comme le suggère Julien Hoffmann dans son blog "défi écologique référencé ci dessous

Description botanique :

Tige grimpante "liane arborescente" qui peut atteindre les 30 mètres de haut, 100 mètres de long et se fixe à l’aide de racines crampons. Pour affermir leur prise, Ces racines se lignifient progressivement tout en gonflant légèrement et vont secréter une substance adhésive tout en vrillant sur eux-mêmes

Feuilles : persistantes, alternes, glabres, de 4 à 10 cm et avec 3 à 5 lobes triangulaires palmées qui changent de forme avant la floraison, sur les rameaux fertiles, quand la plante devient reproductrice.

Le lierre perd ses feuilles tous les 3 ans au printemps.

Fleurs : hermaphrodites, en ombelles de fin août à fin octobre. Calice à 5 pétales, 5 étamines et ovaires infère

Fruits : drupes (baies) noirs de novembre à juin de l’année (maturité en janvier).


Le lierre n’est pas une plante parasite car :

- Il se nourrit bien grâce à la photosynthèse faite par ses feuilles et non du support hôte : ses crampons lui servent de point d’ancrage et non à se nourrir.

Sur un tronc d’arbre ce dernier ne cause aucun dégât : il reste toujours à l’intérieur du houppier, n’empêchant pas ainsi son hôte de faire sa propre photosynthèse.

D’ailleurs une étude (Trémolières et al., 1988) a démontré qu’il n’y avait pas de différence entre la croissance des arbres à lierre  et des arbres sans lierre.

- le lierre protège l’arbre des variations de températures, notamment hivernales. En contre partie, l’arbre lui sert de support de croissance afin qu’il puisse croître et trouver assez de lumière pour fleurir et se reproduire.

Il n’a donc aucun intérêt à étouffer l’arbre car il se retrouverait au sol ! "Seuls les arbres affaiblis, sénescents ou malades peuvent se briser ou tomber au sol du fait du poids du lierre ou de sa prise au vent trop grande"

- Enfin, le lierre apporte un nutriment nutritif en perdant se feuilles aux printemps, à une époque où les autres plantes sont en pleine croissance végétative. Ce qui "est loin d’être anodin et va permettre à l’arbre tuteur du lierre de croître encore plus."

- Le lierre aide à la biodiversité  et notamment la prédation. Il y aura donc beaucoup moins de chance pour qu’un arbre soit victime d’une quelconque pullulation de ravageurs puisque des auxiliaires auront tout aussi bien pu y trouver refuge.

C’est par exemple le cas des chrysopes (auxiliaire de lutte contre les pucerons) qui y vivent

En plus le lierre à un intérêt pour la biodiversité, pour la pollenisation, pour pallier le réchauffement climatique (sur un mur il diminue fortement la température), contre la pollution (absorbe les métaux lourds)

Source https://blog.defi-ecologique.com/lierre-biodiversite-rechauffement-climatique/



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