Partir perdant, finir gagnant : l'exemple de l'if

Partir perdant, finir gagnant : l'exemple de l'if

par Utilisateur supprimé,
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En forêt, généralement l'if ne gagne pas la compétition pour la lumière... mais c'est justement par sa capacité d'adaptation aux strates inférieures qu'il bat des records de longévité.

Surpassé en taille par les feuillus comme les hêtres par exemple qui laissent peu filtrer la lumière, il doit s'accommoder d'une situation plus ombragée, et développe une stratégie consistant à investir davantage son énergie dans le développement de son système racinaire. Il emmagasine des nutriments, ralentit (voire stoppe) sa croissance lors des périodes moins propices, et si d'aventure ses parties supérieures sont touchées par les aléas du temps, il peut grâce à ses réserves produire plusieurs nouveaux troncs depuis sa base, qui fusionnent quand l'arbre devient vieux.

Ainsi, à partir d'une situation de compétition qui lui est a priori défavorable, il survit bien plus longtemps que bien d'autres espèces.

> Recommandation de lecture : La Vie secrète des arbres, Peter Wohlleben

> Illustration : If d'Ankerwycke (Grande-Bretagne), 2500 ans [crédits photo : Oxford Scientific/Getty Images]