Le mot mycorhize est d’origine greco-latine et signifie champignon-racine (μukes= champignon, rhiza= racine). Les mycorhizes relèvent de l’interaction mutuelle d’un organisme photosynthétique, soit une plante verte (en general un chêne dans le cas de la truffe comestible), et d’un champignon filamenteux. Les structures générées par l’association mycorhizienne peuvent être classées sur la base de critères écologiques, morphologiques et physiologiques (Callot, 1999 ; Ozenda, 2006 ; Fortin et al., 2008).
La plante verte effectue la photosynthèse et le champignon approvisionne le couple en eau et en éléments minéraux (Fig.1). Les champignons mycorhiziens ont une forme dite mycélienne, constituée d’un réseau d’hyphes qui ressemble en fait à un amas de filaments.
Ces hyphes leur permettent de parcourir des distances beaucoup plus longues que les racines des plantes, ce qui leur donne accès à des nutriments inaccessibles par les plantes (Callot, 1999 ; Ozenda, 2006).