Pour ce sujet qui m'intéresse particulièrement, je trouve pertinent de comparer deux photographies prises à sept années d'écart. Elles concernent les abords de la turbine hydraulique d'une ancienne scierie se trouvant à l'entrée de la Gourgue d'Asque. C'est une petite vallée particulièrement humide, blottie dans les Baronnies au pied des Pyrénées, et que tout botaniste du sud-ouest se doit d'explorer !
Le métal est un support ingrat pour le développement végétal. On ne peut pas dire que les nutriments y abondent. Mais, comme sur les vieux murs, il y a des plantes pionnières telles les algues puis les mousses qui finissent par créer un minimum d'humus. Dans le cas présent, cela est favorisé par le microclimat exceptionnellement humide de la haute vallée de l'Arros.

La comparaison de ces deux clichés est édifiante. Considérez la paire de jeunes pousses d'arbres (frêne et charme ?) désignée par une flèche sur le cliché de gauche. S'ils ont pu commencer leur croissance dans l'accumulation de mousse, l'image de droite nous montre qu'ils ont disparu. Comme on pouvait s'y attendre, l'absence de réel sol empêcha leur épanouissement.
Sur la photo de droite, la flèche attire l'attention sur la mousse de mousse qui s'est développée en sept ans sur une autre partie de cette fascinante ruine mécanique. Et on notera aussi l'apparition de petits plants de fougères (je pense Asplenium trichomanes) sur le rebord de la bouche d'évacuation de l'eau.
J'ai trouvé la photo de 2015 sur le blog de Fernatic, le site des passionnés de fougères :
http://fernatic.free.fr/wordpress/index.php/2015/08/29/fougeres-de-la-gourgue-d-asque/