espèces protégées des pays de loire

espèces protégées des pays de loire

par Utilisateur supprimé,
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Bonjour,

cette brochure élaborée en 2016, nous apprends que de nombreuses espèces de la flore vasculaire ont disparu de la région et que la flore disparue ou menacée ou qui le sont presque, représente près de 30% de la flore indigène, ce qui est à mon sens une énorme proportion qui nous permet de mieux considérer les enjeux concernant la sauvegarde de la biodiversité. 

Dans notre jardin, la flore est omniprésente, que cela soit par le biais de la haie qui est entièrement végétalisée (cognassier du japon, laurier cerise, houx...)et qui à ce titre accueille tous les ans de nombreux oiseaux pendant la nidification, mais aussi par le biais de nombreuses fleurs qui ont été placées là par l'ancienne propriétaire, férue de botanique. Nous préservons notamment la biodiversité par une tonte raisonnée et par la sauvegarde de petits endroits totalement sauvages (terrain de 1250m2),

malheureusement je n'ai pas relevé chez nous d'espèce menacée, cependant, le tableau présenté dans le rapport est conséquent et présente les espèces par leur nom scientifique, aussi je n'ai pas encore les connaissances nécessaires pour identifier d'un coup d'oeil ces espèces, d'autant que mes deux enfants me prennent tout mon temps en cette période de confinement sourire je vais donc présenter les principales espèces documentées dans le rapport en espérant pouvoir ultérieurement pouvoir creuser la liste et qui sait, découvrir des merveilles dans notre jardin ? 


je commence cette liste par une espèce disparue, peut être l'auriez vous aperçue qui sait ? 

il s'agit de la LIPARIS DE LOESEL

"Le Liparis de Loesel semble disparu des Pays de la Loire depuis une vingtaine d’années. Orchidée typique des zones humides pauvres en éléments nutritifs, elle se développait, dans la région, dans des sols tourbeux peu acides. Seule la variété loeselii était présente dans la région ; la variété ovata, qui se trouve uniquement sur le littoral, n’a jamais été observée dans la région. Les dernières observations remontent au début des années 1990 en Sarthe (la Flèche). Le milieu où elle se trouvait a été depuis fortement perturbé (creusement d'un réseau de canaux). Recherchée régulièrement, elle n'a pas été revue. En Maine-et-Loire, la plante a été recherchée sans succès dans son ancienne localité de Chaumont-d’Anjou où le milieu a évolué vers une formation dense à Marisque. En déclin dans toute l’Europe, le Liparis fait l’objet d’un plan national d’actions en sa faveur, mais sa redécouverte en Pays de la Loire semble encore très hypothétique."

Ensuite, j'ai choisi une espèce qui est en danger critique, et qu'il faut donc à tout prix préserver. 

la BRUYERE DE SAINT DABOEC

"Connue autrefois de 14 communes, la Bruyère de Saint-Daboëc est aujourd’hui extrêmement localisée en Pays de la Loire, avec seulement douze touffes dénombrées dans une commune en Maine-et-Loire et moins de 230 pieds en Vendée (répartis dans trois communes) : son déclin continu est avéré. Par ailleurs, plusieurs stations découvertes en 2001 n'ont pas été revues malgré des recherches (destruction par l’urbanisation, arasement de talus, embroussaillement, enrichissement du sol en matières nutritives…). Les stations sont toutes de petite taille (moins de cinquante touffes) et sont environnées de milieux fortement artificialisés (grandes cultures, routes). De plus, les graines de cette plante ne disposent pas de capacités de dispersion (elles tombent sous la plante mère) : elle ne peut donc pas recoloniser seule des milieux redevenus favorables. Malgré la mise en place d’un plan régional de conservation, la population se trouve aujourd’hui sévèrement fragmentée et en danger critique d’extinction"

Ensuite, voici une espèce qui est en danger, l'ORCHIS PUNAISE

"Cette belle orchidée des prairies naturelles neutroalcalines humides et non fertilisées a subi une très forte régression historique, liée à la dégradation de ses milieux de prédilection par fertilisation, mise en culture ou drainage. Cette régression s’est malheureusement poursuivie depuis les années 1990 : en Loire-Atlantique, l’enrichissement par fertilisation d’une prairie à Gorges est probablement responsable de sa disparition récente, alors que la plante n’a jamais été revue à Batz-sur-Mer depuis 2000, bien qu’il s’agisse d’un site régulièrement visité ; la tempête Xynthia a atteint la population du Port aux Ânes en Loire-Atlantique, où il n’y a guère plus de cinquante pieds aujourd’hui. En Vendée, suite à la même tempête, la population des Olonnes a été divisée par dix pour atteindre 100 à 150 pieds, et même si des rosettes réapparaissent, la situation reste précaire, d’autant que les tubercules sont appréciés des sangliers. En Maine-et-Loire, il ne reste plus que quelques localités totalisant quelques centaines de pieds"

vient ensuite une espèce vulnérable, 

la GERMANDREE BOTRIDE 

"La Germandrée botride était autrefois répandue dans les cultures sur sol sec, calcaire et caillouteux. Elle a subi de plein fouet l'évolution des pratiques agricoles et se retrouve aujourd’hui essentiellement dans des milieux de substitution (pelouses calcaires). Disparue de Vendée où elle était connue au 19e siècle, elle n’a pas été revue depuis plus de vingt ans dans son unique station sarthoise. En Maine-et-Loire, une partie des stations restantes se situe en situation précaire (bordure remaniée de route, remblai de carrière), vulnérables à toute intervention humaine, tandis que des destructions sont constatées sur le site de la zone industrielle de Méron. S’il reste encore quelques populations viables, le fort déclin régional et les menaces qui continuent de peser sur elle en font une espèce vulnérable."

et enfin pour terminer une plante aquatique dont les données sont insuffisantes pour établir une répartition correcte, à nous d'ouvrir l’œil donc ! L'UTRICULAIRE DE BREMI

" Plante aquatique inconnue de la région avant 2009, elle a probablement longtemps été confondue avec Utricularia minor, qui lui ressemble. Sa répartition régionale reste très largement méconnue, et il n’est donc pas possible de lui donner un statut de menace. Cette utriculaire illustre l’importance de compléter les prospections sur les taxons méconnus (209 plantes sont dans ce cas"

les photos sont à retrouvées dans le document car malheureusement la taille imposée sur le forum pour les fichiers et pièces jointes étant restreinte je vais au plus simple sourire