Bonjour Delphi Nium,

Je ne suis pas spécialiste en botanique mais je ne crois pas qu'on puisse parler de "terminaisons nerveuses " en botanique (peut-être me contredira-t-on ?). Ce qui s'en rapproche le plus à ma connaissance, c'est la stimulation de type électrique/ionique des poils de la Dionée qui déclenche la fermeture de ses mâchoires (gif issu de shotsofscience.com).
En ce qui concerne les plantes comme le Mimosa Pudica, leur capacité à sentir des stimuli mécaniques et à se mouvoir (sans se déplacer pour autant
) est en fait due à des phénomènes purement hydrauliques !
En effet, des chercheurs du CNRS ont montré que ces plantes capables de mouvement ont la capacité de jouer avec la pression de l'eau qui les compose avec brio! Elles peuvent ainsi "sentir" une pression sur leurs feuilles (cela créé un déséquilibre de pression dont elles peuvent localiser la source grâce à la propagation de l'onde le long de leurs tiges) et d'y réagir en initiant un transport d'eau au sein de leurs tissus par osmose ou évaporation... le tout parfois associé à des astuces mécaniques pour gagner en vitesse (Dionée)!
Je vous raconte tout ça, mais les auteurs de cette étude vous l'expliqueront sans doute mieux que moi !
Pour la Droséra, c'est principalement sous l'action des mouvements frénétiques de l'insecte (ou autre) englué que le piège se referme: à force de s'agiter, il va entrer en contact avec de plus en plus de poils/tentacules pour finir totalement cerné ! Ensuite, la feuille se replie lentement sur sa proie pour la digérer et je suppose que ce mouvement lent est dû aux phénomènes hydrauliques décrits par l'équipe de Y. Forterre.
J'espère vous avoir donné matière à investigation en attendant une réponse plus complète ou approfondie de la part d'un de nos pédagogues !