Gynécée et pistil sont synonymes mais le second terme tend à prendre le pas en botanique.
Le gynécée (ou pistil) est la partie femelle de la fleur. Il est composé, selon les familles (ou parfois selon les espèces au sein d'un même famille) d'un ou de plusieurs carpelles qui peuvent être soudés entre eux (cas général) ou pas.
Ex avec un carpelle : le gynécée du petit pois ou du haricot. Ce carpelle se transforme ici en un fruit appelé : gousse
Ex à nombreux carpelles libres entre eux : Renoncule = Bouton d'or, Potentille
Ex. avec quelques carpelles libres entre eux : Héllébore
Ex avec 3 carpelles soudés entre eux : Lis, Tulipe.
Un carpelle est fondamentalement composé, de bas en haut :
- d'une partie généralement renflée et creuse qui contient un ou des ovules : c'est l'ovaire
- d'un prolongement (souvent fin et long, parfois court voire absent) : le style
- d'une partie supérieure, le stigmate, qui reçoit les grains de pollen.
Lorsque le gynécée est formé de plusieurs carpelles soudés entre eux (cas le plus répandu), les modalités de soudure sont diverses. Pour rester au plus simple :
- la soudure peut affecter les ovaires (des différents carpelles) mais ni leur style ni leur stigmate.Le gynécée présente alors une masse ovarienne (qui semble) unique et qu'on appelle aussi l'ovaire (sous entendu ici : l'ovaire du gynécée). Mais on peut souvent constater son caractère composite en faisant une coupe transversale dans cet ovaire.
- la soudure peut affecter, comme précédemment, les ovaires mais aussi les styles. Seuls les stigmates restent libres. Ces derniers peuvent être plus ou moins rapprochés mais on distingue au moins des lobes dans la partie stigmatique du gynécée, à son sommet donc. Exemples : la Tulipe, avec un stigmate à 3 lobes. Comme ces trois lobes correspondent chacun au stigmate d'un des trois carpelles, on peut aussi dire que l'on voit 3 stigmates. En faisant une coupe transversale au niveau ovarien du gynécée, on voit nettement trois loges correspondant à l'ovaire de chacun des trois carpelles.
- la soudure totale des carpelles depuis leur ovaire jusqu'a leur stigmate est beaucoup plus rare.
De sorte qu'en comptant les styles ou les stigmates, on déduit aisément (en général) le nombre de carpelles qui constituent de tels gynécée dont les carpelles sont plus ou moins soudés.
Je suis sûr qu'on va vous trouver des photos pour illustrer tout ça...
En espérant vous avoir mis sur la voie d'un éclaircissement... qui va venir avec la pratique, l'observation
. Il faut surtout ne pas en rester à ces aspects, apparemment "théoriques", qui reflètent bien une réalité observable.