Oui, c'est parfois difficile, surtout si, non contentes d'être petites, les étamines sont fragiles, ou serrées entre elles, etc. Mais avec de l'habitude, une meilleure connaissance des familles et de leur caractères généraux, de leurs évidences et de leur difficultés, on y arrive... en général
Pensez aussi à retirer autant que vous le pouvez telle ou telle pièce florale pour mieux voir les autres, de façon méthodique. Ou les écarter. Séparer la corolle du calice sur le thym, par exemple. Puis ouvrir avec ses gros doigts (je parle pour moi) la corolle en question pour y voir deux grandes étamines et deux petites soudées au tube de la corolle... Avez vous d'ailleurs remarqué que certaines fleurs de thym sont nettement plus petites que d'autres ? Et de façon tout à fait régulière et statistique...
Parfois néanmoins seule l'utilisation d'une loupe de plus fort grossissement permet tout cela. Et tous les botanistes travaillent avec cet outil en complément de leur loupe de terrain.
Si vous avez l'occasion d'accéder à une loupe binoculaire... Le travail qu'on y fait, bien installé à sa table de travail, avec des pinces finesn des aiguilles, des lames de rasoirs pour faire des coupes longitudinales, transversales, n'est pas seulement d'observer mais de disséquer, justement, et de voir ainsi des détails d'organisation qu'on n'imaginait pas. Lorsqu'on a fait cela une première fois, on comprend plus facilement ce que l'on voit, lorsque revenu sur le terrain, on n'a que sa loupe x10.
Mais il est vrai que, lorsqu'on débute, les fleurs pas trop petites sont plus faciles a à appréhender. Et cela est déjà très formateur. En revanche, la beauté des fleurs semble toujours d'autant plus grande qu'elles sont plus petites. Tout simplement parce que, sous la loupe (même de terrain), on y trouve des merveilles de forme (et de couleurs aussi) qu'on ne pouvait imaginer à l'oeil nu.
Bonnes herborisations et belles découvertes !
JPierre