Enfant en Anjou, j'accompagnais mon grand-père dans ses herbages. Je me souviens des printemps odorants et lumineux, des fossés humides du bocage couverts de primevères, des chants frais des passereaux, comme le minus roitelet, de retour dans les halliers d'épines noires en fleur. Et puis au hasard des bifurcations, je me rappelle de ces immenses chênes aux branches tortueuses qui surplombaient les chemins creux, bornes ancestrales dans ce paysage bucolique. C'est certainement pourquoi je me suis toujours intéressé à la botanique et aux arbres en particulier, j'en ai d'ailleurs toujours semé.
60 ans plus tard, les géants feuillus de mon enfance ont pour la plupart disparus, les haies aussi d'ailleurs, et puis les coquelicots, pareil pour les hirondelles et les alouettes etc ...Alors si aujourd'hui on aime toujours pas la nature, je
crois qu'on aura des soucis !
Du coup,
j'évite de tondre mon jardin de La Rochelle, actuellement couvert de fleurs.