Je reviens à ma violette qui me semble bien compliquée. J'adore ses fleurs et son parfum. Pourtant, je suis obligée de l'éliminer de la plate-bande des rosiers (mais non de la prairie) car au fil du temps elle forme d'énormes touffes bien enracinées d'où l'on aperçoit à peine les fleurs.
Le lien: http://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-82372
Donc: c'est une plante "acaule" c'est-a-dire qui n'a guère de tige. Elle émet des stolons florifères (d'où peut-être en partie la réponse à ma question dans le forum).
Elle est hermaphrodite.
La fécondation est entomogame et autogame, c'est-à-dire qu'elle se suffit en partie à elle-même (ce qui est peut-être mieux car la fleur n'est pas facile à atteindre au milieu de ses feuilles) et qu'elle bénéficie en plus de l'aide des insectes.
Pourtant, selon l' Association Faute et Flore de l'Orne (AFFO), " La fleur, d'un violet profond, offre aux insectesbutineurs un éperon rempli de nectar. Ils y trouveront aussi du pollen, s'ils le désirent. Mais ce pollen est dégénéré et la fleur, qui ne recule devant rien pour attirer les pollinisateurs, est stérile ! "
La dissémination est myrmécochore, c'est-à-dire faite par les fourmis. Il s'agit donc de commensalisme (à moins que les fourmis bénéficient d'une façon ou d'une autre).
Les insectes tels que les pucerons, la cécidomyie, la limace et l'escargot, sont les principaux parasites de la plante, selon Mr Plante, un site qui fournit des extraits de plantes médicinales. Car cette plante est utile contre le mal de gorge, mais ses feuilles sont aussi utiles pour épaissir une soupe et ses fleurs pour décorer une salade. Elle serait donc commensale pour l'homme.