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Le Frêne commun accueille de nombreuses espèces d'insectes et d'oiseaux et
parfois de mammifères.
Les samares mûres sont très appréciées des oiseaux
granivores (verdier,
gros-bec, casse-noix, bouvreuil) mais aussi des écureuils. Les
rameaux et les bourgeons des jeunes frênes font le régal de la martre et la fouine. Lorsqu’avec l’âge le tronc du Frêne
devient creux, notamment lorsqu’il s’agit d’un « têtard », (tronc taillé à environ 2 mètres de haut et surtout présent dans
le bocage), il accueille alors une faune cavernicole particulièrement riche (écureuil, mais aussi ses prédateurs). Lorsque
les trous sont plus petits, huppe et mésange peuvent y nicher. Le
Frêne est un hôte recherché par les chouettes (chevêche, hulotte, effraie) ou
les moyens ducs.
Largement
fendu, le têtard collecte de grandes quantités de matière organique fraîche qui
attirent insectes et micro-organismes, lesquels s’emploient à transformer ces
déchets végétaux et animaux (déjections diverses) en un humus particulièrement
riche. Le Frêne est un remarquable « arbre
ressource » dont profitent quantités d’insectes (une cinquantaine d’espèces, parmi lesquels 17 lui sont
exclusivement inféodés) : suceurs de sève, mangeurs de feuilles, de bourgeons, de fleurs ou de fruits, ceux
qui se réfugient sous l’écorce, tandis que d’autres logent leurs œufs ou leur
cocon dans ses crevasses protectrices. Heureusement, le Frêne est solide, et peut
compter sur le secours des oiseaux qui le fréquentent assidûment. Parmi les hôtes dangereux, on peut citer le cossus, dont la larve pénètre profondément
par le tronc pour s’y développer ; le frelon qui grignote
littéralement l’écorce jusqu’à faire périr les jeunes arbres ou certains
rameaux. L'arbre attaqué réagit par une production
nouvelle d’écorce dont le but est de reboucher les trous, mais si la
cicatrisation n’est pas assez rapide, l’arbre peut casser sous un coup de vent
violent.
Moins dangereux, le charançon du Frêne (Streonychus
fraxini), un coléoptère, qui se nourrit au printemps des tendres bourgeons et des
feuilles, retardant d’autant le développement de l’arbre. De nombreuses variétés de lépidoptères (papillons),
rendent aussi visite au Frêne. Et il apparaît incontournable de
mentionner la célèbre cantharide, petit coléoptère vert métallisé si
étroitement associé au Frêne parfois renommé Cantharidié.
Les feuilles vertes tombées à
terre en automne se décomposent très rapidement. Cette litière riche en
éléments minéraux améliore le sol, produit de l'humus et abrite de nombreux
micro-organismes.
Le frêne contribue à la stabilisation de pentes menacées par des
mouvements de terrain et tout particulièrement à celle des berges de torrents
et rivières. Son réseau racinaire étendu et dense fixe les talus de rives et
permet ainsi d'éviter qu'elles ne soient érodées et emportées par l'eau
Il aime les sols fertiles qui favorise la micorhization :
bien qu’il s’adapte à tous les sols sains, le frêne a une préférence
pour les terres riches, profondes et fraîches, qu'elles soient neutres, acides (pH 5 à 5,5) ou calcaires. Une alimentation en eau suffisante pendant la saison de
végétation est indispensable à son bon développement. Il trouve son optimum dans
les fonds de vallées ou dans les sols limoneux profonds, aérés et frais ; il ne supporte pas les sols engorgés, mal
drainés ou asphyxiants, ni les sols présentant du calcaire dès la surface. Il craint la sécheresse
et les gelées printanières qui provoquent l’apparition de fourches.