Euphorbia characias

Euphorbia characias

par MARTINE MAURICE,
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Nom latin : Euphorbia characias

Nom vernaculaire : Grande Euphorbe des garrigues Euphorbe characias

http://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-75692-ecologie

 

Défense chimique mise en place , évite ainsi l’herbivorie

Dans le cas de l'euphorbe des garrigues, le latex (suc blanc laiteux) est toxique, il est collant et très irritant en cas de contact avec la peau.

Les principes actifs majeurs sont : des triterpènes, de l'euphorbol, de l'euphorbone (substance voisine du caoutchouc), des saponines de propriétés hémolytiques et des esters diterpène.

En raison de composés amers et de ses alcaloïdes, cette plante n'est pas mangée par les herbivores.

Seule la chenille du Sphinx de l'euphorbe parvient à digérer ce latex.

Les brebis, instinctivement, préfère l'éviter ce qui explique par endroits son abondance, témoin d'un ancien parcours à moutons

 

 Rappel :

La défense des plantes contre les herbivores ou résistance des plantes-hôtes (HPR, pour l'anglais host-plant résistance) comprend une série d'adaptations qui ont évolué chez les plantes pour améliorer leur survie et leur reproduction en réduisant l'impact des herbivores.

Ces défenses peuvent être :

-soit structurales ou mécaniques, basées sur des structures particulières (comme les épines ou les trichomes) ;

-soit chimiques par la production de métabolites secondaires, ou substances allélochimiques, qui influencent le comportement, la croissance ou la survie des herbivores. Ces défenses chimiques peuvent agir comme répulsifs ou comme toxines pour les herbivores, ou diminuer la digestibilité des plantes.

Historiquement les insectes sont les herbivores les plus significatifs (les deux tiers des espèces étant herbivores ) et l'évolution des plantes terrestres est étroitement associée à celle des insectes. Tandis que la plupart des défenses des plantes sont dirigées contre les insectes, d'autres défenses ont évolué pour viser les herbivores vertébrés, comme les oiseaux et les mammifères.

L'évolution des défenses chimiques chez les plantes est liée à l'émergence de substances chimiques qui ne sont pas impliquées dans les processus métaboliques et photosynthétiques essentiels. Ces substances, métabolites secondaires, sont des composés organiques qui n'interviennent pas directement dans la croissance normale, le développement ou la reproduction des organismes, et sont souvent des sous-produits de la synthèse des métabolites primaires. Ces métabolites secondaires appartiennent à différentes classes de composés organiques : terpénoïdes, stéroïdes, alcaloïdes, phénols, glucosinolates, glycosides

Les métabolites secondaires sont souvent caractérisés comme étant qualitatifs ou quantitatifs.

Les métabolites qualitatifs sont définis comme des toxines qui interfèrent avec le métabolisme des herbivores, souvent en bloquant des réactions biochimiques spécifiques.

Les composés chimiques quantitatifs sont ceux qui sont présents en forte concentration dans les végétaux (5 - 40 % du poids sec) et sont efficaces contre tous les herbivores, aussi bien les spécialistes que les généralistes. La plupart des métabolites quantitatifs sont des réducteurs de digestibilité qui rendent les parois cellulaires des plantes indigestes pour les animaux.

Les végétaux ont développé de nombreux métabolites secondaires impliqués dans la défense des plantes, qui sont collectivement connus comme composés antiherbivores et peuvent être classés en trois sous-groupes :