Voila j'ai choisi la Ronce commune (Rubus fruticosus)
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Faune et flore associé :
Certains animaux sont amateurs de mûres ou de feuilles de ronce. La ronce est mellifère et est la plante hôte des chenilles de plusieurs papillons, comme le bombyx de la ronce, le minime à bande jaune, la petite violette, le nacré de la ronce, le nacré de la sanguisorbe, l'hespérie du faux-buis, l'hespérie des sanguisorbes. En dehors des insectes, le mûrier est une des nourritures appréciées en hiver par les chevreuils en forêt et le muscardin, un petit rongeur roux, vit souvent dans les ronciers où il construit parfois son nid. Bon nombre d'oiseaux se nourrissent des fruits, se chargeant ainsi de la dissémination des graines.
De plus, les ronciers abritent certains grands mammifères, tels que les sangliers et les renards. La ronce présente donc un intérêt cynégétique et écologique dans son aire d'origine. Mais dans les pays où elle se présente comme une espèce invasive, en Australie notamment, elle favorise la prolifération de ces animaux eux aussi invasifs et nuisibles.
La végétation exubérante permet aux graines de germer à l'abri du mauvais temps ou de la sécheresse, tandis que les ronces munies d'aiguillons permettent aux plantules de pousser sans être mangées par les herbivores. Chez les essences héliophiles (frêne, chêne, merisier, bouleau), le couvert n'est toléré qu'en prime jeunesse. Une fois le stade fourré atteint, le forestier opère des dégagements pour détruire la végétation adventice (ronces, orties, fougères) et favoriser la croissance de ces arbres. Ce milieu favorable à l'établissement d'un stade pré-forestier explique que les sylviculteurs appellent la ronce (et aussi l'ortie au rôle protecteur analogue avec ses poils urticants) la « mère du chêne ».
