Etant de retour d'une césure au Sénégal, j'ai choisi l'arbre emblématique de ce pays, d'ailleurs symbole national: le baobab. C'est un arbre sacré qui possède de nombreuse propriétés pharmaceutiques et dont le tronc creux peut servir de réservoir d'eau pendant la saison sèche. La légende dit qu'une déesse prise de colère le déracina et le planta la tête en bas ce qui explique que ses branches ressemblent à des racines.
Andsonia digitata ou Baobab d'Afrique
A l'extrémité d'un pédicule de 10 cm à 1m de long, la corolle, pendante, est formée de 5 larges pétales blancs tournés vers le haut.
Le fruit apparaît six mois après la fleur. La partie extérieure, l'épicarpe, est ligneuse donc très résistante. Recouverte d'un duvet un peu urticant, il renferme une pulpe farineuse et sèche blanche dans laquelle sont incorporées les graines.
On estime que les baobabs sont prêt à produire des fruits entre 8 et 23 ans. En moyenne, ils génèrent 200 kg de fruits par an.
La floraison commence à la fin de la saison sèche, juste avant les premières pluies.
Il existe 8 espèces de Baobab. Et Andosnia digitata est la seule a posséder des fleurs pendantes alors que les autres (Australie ou Madagascar ont des fleurs érigées). Celles-ci s'ouvrent en fin d'après-midi, complètement en soirée et tombent à l'aube. De plus, elles dégagent une odeur particulière soufrée putride. Pourquoi?
Pour attirer les chauves-souris, leur pollinisateurs nocturnes qui viennent chercher le précieux nectar!
En recueillant cette source de sucre, ces mammifères volants laissent des marques de lacérations brunes sur la fleur.