Le lin est le plus vieux textile du monde. Des chercheurs ont trouvé dans la grotte de Dzudzuana située en Géorgie, 700 fragments de lin datant d’il y a 36 000 ans.
Lorsque le lin est arrivé à maturité, les tiges sont arrachées pour préserver la longueur des fibres contenues dans celles-ci. Le rouissage a pour but de séparer les fibres : Les tiges de lins sont disposées en andain sur le sol pour que la pluie et le soleil enlèvent la résine (la pectose) qui colle les fibres. Les conditions climatiques créent l’apparition de microcosmes (champignons, bactéries) qui dessoudent les fibres grâce à la production d’une enzyme.
Une fois rouies, les tiges, qu’on appelle désormais « pailles », sont enroulées pour former des balles. Le teillage consiste à récupérer les fibres longues contenues dans la tige. Pour y parvenir, les pailles sont battues et broyées. Cela permet d’enlever les morceaux de bois et les fibres courtes.
La peignée consiste à faire passer les fibres dans des peignes de plus en plus fins pour garder uniquement celles qui sont longues. A la fin de cette étape on a donc des fibres longues, bien parallèles. Une fois peignées, les fibres sont rassemblées en un long ruban continu. Les rubans sont ensuite étirés pour les rendre plus fins, et torsadés pour gagner en solidité. Une fois que les rubans sont étirés et torsadés on parle de « mèches ».
Il existe 2 méthodes de filage. Il y a la filature au sec, utilisée pour les étoupes et destinée aux tissus décoratifs. Puis, il y a la filature au mouillé qui se fait avec les fibres longues et qui est réservé à l’habillement. Les mèches sont trempées dans une eau entre 60 et 70 degrés pour les rendre plus souples. Elles sont ensuite tordues de nouveau pour créer un fil fin et homogène.
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